19 janvier 2014

Djibouti

Djibou-quoi? Djibouti! C'est un pays minuscule au bout de la corne Africaine, à l'entrée de la Mer Rouge. L'économie est surtout basée sur les activités portuaires. Cet état indépendant a été une colonie française et de nos jours sert de base militaire pour les Américains, Français et plusieurs autres nations qui ont des intérêts au Moyen-Orient.

Pourquoi avons-nous visité cet endroit? À cause des requins-baleines! En fait ce ne sont pas des baleines, parce qu'ils ne sont pas des mammifères. Ils sont juste les plus gros poissons de la mer, de gentils géants. Ils sont constamment en migration autour du globe et certains passent par le Djibouti entre novembre et janvier. On ne pouvait surtout pas manquer ça!

Notre séjour a été assez bref, à cause du coût de la vie élevé et de la petitesse du pays. Il a aussi été largement sans incidents ou fait saillants. La plus grande aventure a surtout été de si rendre! Comme on s'est fait dire par plusieurs officiels: "Les gens normaux prennent l'avion pour entrer au Djibouti!"  Nous, on voulait prendre l'autobus depuis l'Éthiopie...

À Dire Dawa (Éthiopie), on s'est mis en quête de deux choses: la station d'autobus pour le Djibouti et un visa. Souvenez-vous, à Addis Ababa ont s'était fait refuser et envoyer au consulat de Dire Dawa. Évidemment, dans cette ville ont s'est fait demander pourquoi on n'avait pas fait notre visa dans la capitale...

Difficile de dire ce qui a été le plus difficile à trouver! Après plusieurs pérégrinations dans la ville, on a trouvé une cours vacante, à l'exception d'un monsieur assis par terre. Il ne parlait pas anglais, mais il nous a fait comprendre que si on revenait le matin, on pourrait acheter des billets d'autobus pour le Djibouti.

Du côté du consulat, les choses semblaient positives quand on a pu acheter un visa qui devait être prêt la journée même. Forcément, il n'était pas prêt à l'heure convenue. La raison du retard? Le consul était occupé à brouter! Pour ceux qui s'imagine le bonhomme à quatre pattes dans le champs en compagnie de ses vaches, une mise en contexte est requise. Les Éthiopiens et les Djiboutiens ont l'habitude de manger une plante stimulante appeler le "chat" ou "quat". C'est donc parce que le consul était très occupé à une activité pressante qu'on a été pris pour attendre notre visa encore une journée de plus.

Le lendemain, après avoir obtenu notre visa, il ne restait plus qu'à régler la situation de l'autobus. Ne sachant toujours pas d'où et quand l'autobus pour le Djibouti partait, on a décidé de retourner voir notre ami de la cours vacante pour essayer d'obtenir plus d'information. Surprenament, il y avait un autobus de stationné et notre monsieur avait deux billets gardés spécialement pour nous. Notre joie a été de courte durée quand les procédures d'embarquement ont prises plus de deux heures parce que les places étaient moins nombreuses que les passagers et que tout le monde s'enguelait à propos de leur cargo de "chat" .

Techniquement c'est un trajet de 8 heures... En réalité, il nous a fallu deux jours. Tout le long du trajet, on s'arrêtait partout pour contrôler le "chat" dans l'autobus. Bref, chacun des nombreux officiels le long de la route prélevaient une sorte de taxe de quelques branches, ce qui provoquait d'interminables complaintes de la part des passagers.

Arrivé à la frontière, on a du dormir dehors puisqu'il était trop tard pour passer au Djibouti. Heureusement, on s'est fait des amis Djiboutiens qui étaient très surpris de voir des blancs s'adapter à leur mode de vie. Ils ont réussi à nous dénicher un repas. Le service incluait même une bâche de toile pour dormir dessus! C'est donc de cette manière qu'on a célébré la nouvelle année: couchés dans le sable dans le milieu de nulle part!

Après notre dur voyage, ce fut un choc d'arriver dans la capitale. Le quartier européen avait définitivement un air de France tropicale! Épuisés de nos expériences Éthiopiennes, on a choisi de s'en tenir à la ville et à un peu de plongée, histoire de prendre des vacances de nos vacances. On s'est trouvé une charmante auberge qui servait des pains au chocolat et autres pâtisseries tous les jours pour le petit déjeuner. Vraiment, notre séjour a été marqué par les expériences culinaires de grande qualité. Les français ont vraiment laissé leur marque, à notre plus grand bonheur. Surtout, le changement était bien apprécié après deux mois d'injera.

On a réussi à accomplir le but ultime de notre voyage: voir les requins-baleines! Ils étaient tellement proche de nous que l'un d'eux m'a même frôlé pendant que j'observais son congénère. C'est assez impressionnant d'avoir un poisson de 8 mètre de long qui se frotte sur vous. En plus, ceux que l'on a vu n'étaient que des adolescents de petite taille!

Pour l'anniversaire de David, on s'est gâté en louant un petit chalet sur l'île de Moucha et on y a plongée pour deux jours. Étant les seuls clients à coucher sur l'île, on avait l'impression d'être des joyeux naufragés. La plongée était bonne et on est même aller voir une épave.

Bref, notre détour au Djibouti a été relaxant après les exigences du voyage indépendant en Éthiopie. On est maintenant prêt à profiter de la prochaine étape: l'Afrique de l'Est, en commençant par le Kenya.

Autobus de Dire Dawa à la frontière du Djibouti
Djibouti ville - Quartier Européen
Île de Moucha

3 commentaires:

tinaliaquebec a dit...

Salut Genou! bonne chance pour l'Afrique de l'Est! C'est étrange que vous ayez eu l'aventure la moins d.paysante dans un pays ou on aurait cru qu'il y a encore des pygmés (sans vouloir offenser personne). Ca a l'air d'un pays assez prospere en fait... C'est quoi leur industire principale outre les bases militaires?
As-tu pu prendre des photos sous-marines? Est-ce qu'il y avait des brachiopodes dans les eaux du Djibouti?
Moi ici, je suis toujours en repos pour prolonger Mme d'encore qques jours au moins. C'est vraiment compliqué essayer de taper de côté, donc j'arrete on commentaire ici.
Bisous a toi et mon frere.

David Vallée a dit...

Salut Catou,
Quelques réponses à tes questions: le Djibouti dépend surtout des activités portuaires.
Pour les photos sous marines, on a réalisé après la Nouvelle-Zélande que notre caméra ne marche pas sous l'eau. On a été chanceux et ils nous l'ont remplacé avec la garantie, mais on essayera pas une autre fois!
Et oui, il y avait plein de brachiopodes! C'était merveilleux!

claire l'ex-routarde a dit...

Ile de Moucha!!! Paradis!!!
Est-ce là que David se moucha, puis se doucha et finalement se coucha alors que Geneviève écriva: Don't disturb :)xxx zzz