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27 avril 2007

Same same but different

Vous ne vous y attendiez plus, mais voici quand même une dernière entrée sur notre voyage en Asie du Sud-est, accompagné des dernières photos de Malaisie, du Brunei et de Singapour! Le délai est dû à une petite période d’adaptation à Perth, en Australie, durant laquelle nous nous sommes trouvé du boulot et un appart!

Que dire de plus sur cette aventure merveilleuse… Nous sommes prêts à recommencer n’importe quand, alors vous pouvez envoyer vos dons à…

Sans blague, lorsque l’on regarde en arrière, on réalise que les pays que nous avons visités avaient des traits en commun tout en étant très différents. Cela me rappelle une expression qu’on a entendu souvent en Thaïlande et qui est popularisé auprès des touristes et de leur t-shirts souvenir : Same same … but different. En français : Pareil, pareil, mais différent…

En guise de conclusion pour ce voyage, nous vous avons préparé un pot-pourri de faits divers comparant les gens, les transports et la nourriture des pays que nous avons visités.

Les gens

Same Same:
Euh…ils ont un peu les yeux en amandes et le teint un peu plus bronzé que nous, mais c’est à peu près là que s’arrêtent les ressemblances. Chaque population à sa propre histoire, ses propres origines et toute une variété de traditions qui se multiplient avec la grande quantité de tribus et minorités qui peuplent l’ensemble de la région.

... but different

Les Thaïs:
Ils adorent leur roi! Tellement, qu’on les a beaucoup vu porter des polos jaunes en son honneur. Ils sont très bouddhistes, mais cette religion ne semble pas très contraignante. Vous allez au temple et vous faites quelques offrandes et le tour est joué. En fait, il se dégageait une certaines sérénité et une joie de vivre de tout leur petits rituels. On voyait beaucoup de moines enroulés dans leurs toges jaunes.

Les Cambodgiens: Pauvres, mais accueillants. Ils se remettent courageusement des affres du génocide de Pol Pot. Ils sont rieurs et il nous a toujours été facile d’entrer en contact avec eux. Il y a tout ceux qui se sont portés volontaires pour nous faire visiter certains petits coins et aussi les enfants qui étaient toujours prêts à jouer avec nous.

Les Vietnamiens: Organisés et un peu centrés sur eux-mêmes. Ils sont fiers de leur culture. Dans leur société, les uniformes sont très présents pour chaque profession. Mentionnons que les adolescentes portent le Ao dai, qui est une sorte de robe ajuster à collet mao sur un pantalon de pyjama. Le tout étant en soi blanche, elles ressemblent à des anges. D’ailleurs, les anges sont sûrement un symbole parmi tant d’autre pour les caodaïstes qui forme une secte haute en couleur! Ici, chaque costume à une signification particulière.

Les Laotiens: Nous les avons trouvé tellement relaxes et paisibles, même quand ils sortent de la banque avec des sacs remplis d’argent. Il ne s'agit pas de voleurs, mais chaque jour ils doivent aller chercher les billets nécessaires au roulement de leurs commerces et ça fait beaucoup, beaucoup de coupure. Nous avions vraiment l’impression de trimbaler une montagne de kip avec nous tout le temps, même si ça ne valait presque rien! Ce sont les Laotiens qui nous ont laissé le plus de liberté lors de notre séjour. Ils sont prêts à aider, mais sans nous courir après et nous envahir à la sortie des autobus.

Les Akhas: Au Laos, nous avons eux l’occasion de rencontrer des individus de cette minorité et de partager leur rude mode de vie dans les montagnes. C’est toujours un choc de voir des gens qui vivent encore de manière aussi primitive. Leurs traditions sont encore très présentes : ils portent toujours leurs habits traditionnels, vivent dans des huttes en bambou avec foyer central, cultivent le riz à flanc de montagne et pratiquent la pêche de rivière, selon la région. Les femmes portaient des coiffes très élaborées avec plein de pièces d’argent et de borderies, le tout pour aller travailler au champs et récolter du bois!

Les Birmans: Leur population n’a rien d’homogène car elle est issue de plusieurs groupes indiens, chinois et thaïs. Toutes différences confondues, ils nous ont offert les sourires les plus sincères de notre voyage! C’est probablement dû en partie au fait que le tourisme est beaucoup moins développé, compte tenu de la situation politique du pays. Les hommes portaient des longis, sortent de tube de tissu qu’ils attachent à la taille. Les femmes et les enfants, avaient le visage peint avec de tanaka qui leur dessinait de gros carré jaune. Nous n’avons jamais vu autant de gens jouer avec des cerfs-volants que dans ce pays.

Côté religion, il y a des hindouistes, des musulmans, des chrétiens et des bouddhistes dans le pays. Le mélange est facile à remarquer, surtout dans les petites villes où sur le même coin de rue il y a une église, un temple et une mosquée. Ici, les moines bouddhistes portent des toges rouges et sont très ouverts à recevoir des visiteurs dans leurs monastères.

Les Malaisiens, Brunéiens et Singapouriens: Évidemment, leurs cultures se ressemblent à cause de la proximité géographique et des racines communes comme le commerce avec la Chine et l’Inde et la colonisation anglaise qui a laissé ses traces. La Malaisie et le Brunei sont des pays musulmans, mais très tolérant envers les touristes. Les femmes portent le voile, mais cela donne lieu à tout un mélange de couleurs. Je pense que c’est un trait asiatique que d’aimer toutes les couleurs vives et pastelles.

On pourrait ajouter que les Brunéiens ont un sens de la patrie très développé. Ils sont fiers de leur riche sultanat et ils le démontrent en mettant des drapeaux partout.

A Singapour, on le remarque facilement, ils sont capables de garder une ville propre! Certains se plaignent qu’il y a trop de règlements municipaux, mais tout le monde semble s’y plier. On pourrait presque manger sur les trottoirs!

Les transports

Same Same:
Si vous allez en Asie, vous pouvez vous attendre à prendre un assortiment de moyens de transport assez étonnant! Éléphants, bateaux, motos, autobus et le tout dans une gamme de confort très variée.

... but different

En Thaïlande:
Ils conduisent à gauche, même s’ils n’ont jamais été colonisés par les Anglais. A Bangkok, les tuk-tuks sont roi. La meilleure façon de se déplacer entre les villes est par autobus. Il y en a qui partent dans toute les directions à toute heure de la journée.

Au Cambodge: C’est un peu moins facile qu’en Thaïlande, surtout pour comprendre leur système. La loi propose la conduite à droite, mais ce n’est qu’une suggestion! D’ailleurs, leurs véhicules ont un volant à gauche ou a droite sans trop les déranger! Leur modèle préféré dans les régions reculées est la Toyota Camry qu’ils convertissent en taxi pour 10 personnes pour les longs trajets dans des pistes pour amateurs de rallye!

Ils sont aussi prodigieusement créatifs en matière de chargement de mobilette! Voici notre top 8 des plus flagrantes excentricités :

1- Un buffle (Water Buffalo) entier et vivant. Méthode : une planche de bois attachée à la place du passager, avec l’animal fixé dessus.
2- Trois gros cochons vivants. Même technique que pour le buffle.
3- Un grand tuyau d’environ 10m de long. Méthode : deux mobilettes et deux conducteurs. Chacun tient sont bout tout en essayant de coordonner sa conduite avec l’autre.
4- Une famille de 7 (3 adultes et 4 enfants!). A noter que le conducteur prévoyant portait un casque.
5- Une grande armoire à deux portes. Ici, le dos du conducteur sert à retenir le meuble.
6- De grands cubes de glace. Probablement pour la livraison à domicile ou encore pour la climatisation du véhicule car il fait chaud au Cambodge. Résultat : ça fait des conducteurs pressés!
7- Tellement de paniers et de sacs de riz qu’on ne voyait plus le conducteur. Les sacs se livraient peut-être eux même!
8- Des backpackers avec leurs énormes sacs à dos, tout étonnés de se faire proposer la mobilette comme moyen de déplacement. Les conducteurs quand à eux ne sont jamais trop embêté par les bagages… on ne se demande plus pourquoi!

Au Vietnam: Les vietnamiens sont amateurs de deux roues. À Ho Chi Minh, les mobilettes sont partout. Les heures de pointes sont infernales, avec cette nuée de petits véhicules qui se faufilent entre les voitures et les autobus qui se retrouvent immobilisés dans les ronds-points.

Dans d’autres petites villes comme Cantho ou Hoi An, il y a plus de bicyclettes.

Au Laos: Les Laotiens voyagent en autobus. Ils connaissent approximativement leur heure de départ, mais leur heure …ou journée d’arrivée, demeure facultative. En fait, leurs véhicules sont souvent vieux et ont connus de meilleurs jours. Quand à la qualité des mécaniciens, disons qu’ils ont une stratégie commune : regarder le véhicule en panne en espérant très fort qu’il reparte. Un de nos conducteurs a été particulièrement proactif en tentant de changer un pneu quand le radiateur surchauffait! C’est une façon comme une autre de laisser le moteur refroidir.

En Birmanie: Dans les trains et les bateaux, vous n’avez jamais besoin de prévoir votre casse-croûte! À chaque arrêt, des femmes avec des plateaux de victuailles sur leur tête viennent à vous! Par contre, si vous prenez un pick-up, il faut être patient. Tout d’abord, il ne partira pas avant d’être plein, c’est-à-dire une vingtaine de personnes et leurs bagages qui s’entassent sur des bancs dans la boite du pick-up pour sur le toit. En chemin, tout ceux qui voudront embarquer seront les bienvenus. Vous devez les accommoder sur vos genoux. De plus, 5 ou 6 jeunes hommes vont s’accrocher aux côtés du véhicule pour des trajets de parfois deux heures. La bonne chose est que le coût du transport est étonnamment bas. Vive le covoiturage!

En Malaisie, Brunei et Singapour: Moderne et confortable! Aucun problème donc aucune anecdote. Les systèmes de métro de Kuala Lumpur et de Singapour sont modernes et efficaces.

Les Malaisiens de l’île de Bornéo ne se compliquent même pas la vie avec la construction de route. Grâce à leur compagnie aérienne à rabais, Air Asia, ils voyagent en avion aussi facilement qu’on voyageraient en autobus en Thaïlande. Rapide, simple et efficace!

La nourriture

Same Same:
Tout voyage est en soi une exploration culinaire! En Asie du Sud-est, le trait commun est évidement le riz. Il y a aussi les fruits qui sont exceptionnellement frais et goûteux. Nous avons fait la découverte des fruits du dragon et des ramboutans. Cependant, les mangues, les ananas et les bananes plantain, nature ou en jus de fruits glacés sont restés nos préférés.

... but different

En Thaïlande:
La gastronomie de ce pays est de loin la plus élaborée et la plus raffinée. Quel délice! Les Thaïs aiment leur nourriture épicée avec beaucoup de chili et de sauce de poisson. C’est ça le secret, comme nous le disait nos professeurs de cuisine, car nous avons tenté de démystifier le bon goût de leur cuisine!

Nos plats préférés : Tous les currys! Dans le sud du pays, le curry vert au lait de coco et le curry massaman étaient particulièrement excellents.

Sinon, il y a tous les classiques comme le riz frit et les nouilles frites de toute sorte.

A Chiang Mai, vous pouvez même déguster toute une variété d’insectes!

Au Cambodge: La nourriture est assez simple et beaucoup moins savoureuse qu’en Thaïlande. Donc, rien à déclarer en particulier. Nous avons pourtant adopté les cafés glacés versions cambodgienne : du café instant, de la glace et beaucoup de lait condensé sucré. Quand il fait chaud, ce breuvage sans prétention est parfait!

Au Vietnam: Les Vietnamiens mangent de la soupe au bœuf, « pho bo », pour déjeuner et en fait, a toute heure de la journée. C’est un plat simple constitué d’un grand bol de bouillon, avec des nouilles blanches, des fèves germées, des feuilles vertes et des morceaux de bœuf. Il ne vous reste plus qu’à ajouter vos condiments préférés : du chili mariné ou broyé et séché, de la sauce de poisson ou les feuilles qu’ils vous apportent invariablement en complément. David s’ennuie de ce met depuis que nous avons quitté le pays!

Au Laos: Ils sont capable de faire du pain comme les Français…vive les influences coloniales! Nous avons donc consommé une grande quantité de sandwichs, histoire de changer un peu du riz frit ou des nouilles.

Le laap est un plat vraiment traditionnel. Il s’agit d’une salade de viande, comme du poulet ou du bœuf hachée, avec du chili et de la menthe. Pas mal! Il faut le manger avec du riz collant qu’on prend avec les doigts.

En Birmanie: Quantité, quantité, quantité! Le repas classique est constitué de un ou plusieurs curry qui sont en fait des morceaux de viande dans une sauce vaguement épicée. Il y a toujours une soupe comme un bouillon de feuille de moutarde! Ensuite, il y a du riz, du thé et toute une série de plat d’accompagnement comme des légumes marinés. En dessert, nous avons mangé de la noix de coco dans du sucre de palme ou des petites palettes de noix et de sésames dans du sucre caramélisé et cristallisé. Ce n’est pas la nourriture la plus savoureuse, mais c’est toujours servi avec générosité et simplicité, alors ça vous fait apprécier.

Il y a aussi les salons de thé où ils servent de l’excellent thé avec du lait sucré et des pâtisseries. Souvent, ces petites gâteries sont inspirées des Indes comme les samosas, petit triangle de pâte frite farcie de viande et de légumes, ou des chapatis, sorte de crêpe épaisse qu’on trempe dans du curry ou une trempette au pois chiche.

En Malaisie, au Brunei et à Singapour: L’influence indienne est partout. D’ailleurs, nous avons fait un excellent repas indien à Singapour. Notre grand préféré a été le roti canai, qui est une sorte de pain mince comme une crêpe qu’ils font frire et qu’ils servent au déjeuner avec du bouillon de curry. Hummm…

Sinon, il faut mentionner que les malais sont de grands amateurs de « fast food ». Toutes les grandes chaînes sont représentées, mais ils sont sans aucun doute les plus grands amateurs de Poulet Frit Kentucky de la planète!

Voila ce qui complète notre récit et nos constatations sur les pays d’Asie du Sud-Est. Merci d’avoir été de fidèles lecteurs. Nous avons apprécié vous partager nos aventures et vos commentaires nous ont fait plaisir. Nous vous dirions bien au plaisir de vous revoir, mais il nous reste encore tellement d’aventure à vivre qu’ils faudra être patient avant de nous voir la binette! Alors, à bientôt électroniquement...

13 mars 2007

Borneo

Ah, vous etes encore la? Bon bien, continuons ce blog, alors!
Depuis notre derniere entree, il y a deja plusieurs semaines, nous avons mis pied dans 4 pays, plonge dans les profondeurs de la mer de Celebes, observe les plus grand singes grimpeurs du monde, traverse des cavernes splendides et magasine des souliers pas trop longs.

Malaisie (Sabah)

La premiere chose que nous avons remarque de Borneo, c'est que tout est un peu plus cher que sur la peninsule. Ce n'est pas que les prix soient tant eleves, mais il est difficile d'y faire les grandes attractions sans devoir payer les services d'un guide. A notre arrivee a Kota Kinabalu nous avions comme plan de grimper le plus haut sommet de l'ile, le mont Kinabalu (4095m). La paresse et le portefeuille nous ont finalement fait recule devant l'aventure.

Pour se reprendre, nous avons cherche a pratique notre activite favorite depuis Krabi, la plongee sous-marine. Semblerait-il qu'il y a quatre epaves geniales a decouvrir pres de l'ile de Labuan. Arrive dans cette ville, nous avons malheureusement appris que le seul centre de plonge de la place ne pouvait pas nous offrir le service. Leur compresseur etait en panne. Il faut dire qu'ils avaient l'air surpris de voir des clients arriver: "Who? Diving? He went for lunch..."

Brunei Darrussalam

Comme le Brunei n'etait pas trop loin de Labuan (et que ca permet de mettre un pays de plus a notre liste) nous y avons donc fait escale pour 24 heures. Bonheur, nous sommes arrives la journee de la fete nationale! Les Bruneiens sont privilegies par rapport au reste des Borneens. Ils ont du petrole en abondance et sont, par le fait meme, tres riches. Leur sultan est d'ailleurs un des hommes les plus fortune du monde. Pas surprenant que leurs mosquees soit couvertes d'or. Nous sommes entres dans une de celle-ci pour la premiere fois de notre vie. C'est impressionnant, pour une grande salle vide. Nous avons aussi etes tres interesses par les villages sur pilotis qui entourent la capitale, Bendar Seri Begawan, que nous avons visite en bateau-taxi. C'etait drole de voir les gamins jouer au soccer sur les passerelles. Chaque fois que leur ballon tombait a l'eau, ils le repechaient au filet!

Les Bruneiens sont des gens tres chaleureux et fiers de leur pays. Ils etaient tres content de nous offrir des petits drapeaux et de realiser une entrevue pour la television nationale avec les rares touristes qui etaient presents a leur fete nationale. La parade etait tres belle. Chaque citoyen qui possedait un uniforme, des soldats aux etudiants de maternelle en faisait partie. Selon nos statistiques, la moitie de la population du pays devait y participer!

Malaisie (Sarawak)

De retour en Malaisie, nous sommes alles au parc de Gunung Mulu. La seule facon de s'y rendre est par avion. C'est d'ailleurs le moyen de transport par excellence sur l'ile. C'est quasiment le meme prix que l'autobus et, comme ils n'ont pas beaucoup de routes, c'est beaucoup plus pratique. Le parc de Gunung Mulu contient la plus grande caverne du monde et les speleologues amateurs en nous se rejouissaient d'avance a l'idee de la parcourir. Par contre, encore une fois, nos ardeurs ont etes refroidies par le cout exorbitant des guides obligatoires. Au moins, on aura vu des chauves-souris et des plantes carnivores en forme de pots ('pitcher plants').

Malaisie (Sabah)

Quelques avions plus tard, nous nous rendions a l'autre bout de l'ile, dans le coin de Sipadan. Au moins, tous les guides de voyages semblaient pointer par la et nous savions que l'on ne serait pas decu. C'est un endroit tres repute pour la faune marine et donc parfait pour y plonger. Nous etions loges sur une ancienne plate-forme de forage qui servait de point de depart aux expeditions sous-marines. Ce fut 3 journees vraiment excitantes, avec plus de 11 plongees au total. Genevieve s'est decouvert une nouvelle passion pour des limaces de mer (nudibranches). Aussi bizarre que ca puisse paraitre, ce sont des animaux superbement colores et comme ils sont lents, ils sont facile a observer. Outre les petites limaces, nous avons nage avec des requins, des tortues marines et des bancs de poissons fantastiques!

Nous avons termine notre visite de Borneo en passant voir ses habitants les plus celebres, les oran-outangs. Nous les avons observes manger des bananes dans le centre de rehabilitation de Sepilok. Ce sont des animaux fascinants par leur ressemblance avec l'homme. Ils ont des personalites distinctes, font preuve d'intelligence, mais sont un peu plus poilus que nous. Quoi que...

Singapour

Apres encore quelques avions et une nuit dans le train partant de Kuala Lumpur, nous arrivons a Singapour, la derniere destination de ce periple merveilleux. C'est une ville tres moderne et vraiment bien organisee, mais peut-etre un peu trop 'propre' a notre gout. Entre les visites de muses d'art contemporains, les bieres sur le bord de la riviere et les soupers delicieux chez l'indien, nous en avons profite pour magasiner un peu de linge, question de ne pas trop effrayer les Australiens avec nos habits trop grands et uses. C'est que l'on a porte les memes cinq chandails et deux pantalons durant une demi-annee.

Australie

C'est ainsi que ce termine cette aventure de David et Genevieve. C'est aussi le debut d'une nouvelle qui se deroulera en Australie. Nous sommes presentement a Perth et, apres deux semaines, nous avons deja trouve un charmant appartement et du boulot. C'est donc le debut d'une autre histoire!

Nous esperons que vous aurez eu autant de plaisir a lire nos textes que nous avons eu a les ecrire. D'autres photos (et peut-etre une entree secrete) s'en viennent dans les prochains jours, soyez patients! Continuez a nous donner vos commentaires.

19 février 2007

Malaisie Peninsulaire

La Malaisie a la particularite d'etre separee en deux morceaux: la peninsule, juste au Sud de la Thailande et les etats de Sabah et Sarawak sur l'ile de Borneo. Dans quelques heures, nous allons prendre l'avion pour aller visiter l'etat de Sabah, mais voici toujours nos aventures pour cette premiere partie de la Malaisie.

Tout d'abord, nous sommes alle rendre hommage a la plus vieille foret tropicale du monde, qui a 130 millions d'annee, dans le parc National de Taman Negara. N'ayant plus peur de rien apres 6 mois de voyages, nous avons prepare nous meme notre itineraire, notre materiel et nos provisions. Les guides pour aller dans la jungle etaient trop chers et puis on avait vraiment envie de vivre cette aventure par nous meme.

Les sentiers etaient relativement bien indiques et des refuges etaient amenages pour la nuit dans l'espoir d'observer les grands animaux du parc: tigre, tapir, elephant, leopard, etc.

Malheureusement pour nous, les seuls mamiferes que nous avons pu voir de proche, meme de tres proches, etaient les rats qui nous ont reveilles en marchant sur nos sacs de couchages pour aller devorer nos provisions. La nuit a ete longue, mais nous avons pu prendre plusieurs photos de nos charmants companions.

Cela dit, la jungles regorgent quand meme de creatures plus agreables a observer.
Par exemple, les mystiques luciolles qui illuminaient le ciel, tres haut au dessus des grands arbres! On aurait dit des constellations scintillantes comme des lumieres de Noel. Ca nous a surpris. Pour nous les luciolles, ca reste pres du sol et ca n'est jamais en aussi grand nombre!

Parmi nos trouvailles, un petit serpent tout vert enroule sur une branche et une peau de gros constricteur desertee par son proprietaire. Aussi, les oiseaux etaient magnifiques comme le pic-bois avec une crete rouge qui nous fesait penser a Woody Woodpecker.

Apres la jungle, tout mouilles et puants, nous sommes retournes a la civilisation en nous rendant a Melaka. Autrefois, cette ville portuaire importante s'appelait Malacca, ce qui vous rappelle peut-etre un peu d'histoire.

On s'etait dit qu'il fallait bien faire un petit bout de voyage culturel, alors quoi de mieux qu'une ville qui a ete gouvernee successivement par des portugais, des hollandais et des anglais avant de profiter de l'independance de la Malaisie il y a cinquante ans? Aujourd'hui, la ville est surtout habitee par des chinois, des indiens et des malais. Le melange des origines est assez interessant, surtout que certains quartiers ont gardes un charme europeen.

Tant qu'a etre dans une lancee de grande ville, parlons maintenant de Kuala Lumpur et ses fameuses tours jumelles Petronas!

Eh oui, nous les avons vu!!

Elles sont grandes (88 etages), elles sont belles et impressionnantes. Nous sommes alles jusqu'au "Sky Bridge" qui est situe entre les deux tours au 41e etage. C'etait un bon point d'observation de la ville.

D'ailleurs, Kuala Lumpur est une ville tres agreable. En dehors de la multitudes de gratte-ciel, il y a beaucoup d'espaces verts et les transports en commun sont efficaces. Profitant de notre retour a un mode de vie plus urbain, nous sommes alles au cinema et nous avons meme essaye de magasiner pour des vetements de travail. Eh oui, l'Australie et notre retour parmi les salaries approchent...

En attendant, nous comptons profiter de nos derniers moment de voyageurs pour aller vivre d'autres aventures de jungle et de plongee...

05 février 2007

Les poissons gigotent

Pour l'instant d'un mois, vos valeureux voyageurs se sont transformes en vacanciers, histoire de se reposer un peu (c'est dur tous ces voyages) et de se faire bronzer les tatouages (ben non maman, inquiete toi pas, ma peau est encore vierge!).

Cette "aventure" a en fait commence au tout debut de notre voyage, il y a deja 5 mois, alors que nous etions encore jeunes et innocents. Nos pas nous avaient amenes (ou etait-ce un tuk-tuk???) dans un TAT. L'acronyme s'ignifie en fait "Tourism Authority of Thailand", mais toutes les agences de touristes, meme celles qui ne se respectent pas, l'utilisent pour se donner un air officiel. Comme des vrais touristes, nous en sommes ressortis avec un mois de reservations tout prevu dans le sud.

Note pour le futur voyageur: il n'est pas necessaire de rien reserver d'avance, meme si c'est "la haute saison" ou "beaucoup plus simple". En effet, nous avons probablement paye deux fois plus cher et surtout, nous avons perdu notre liberte de voyageurs independants.

Cela dit, nous avons quand meme reussi a tourner la situation a notre avantage. Du point de vue culturel, au lieu d'observer des buddhas et des Akhas, nous avons fait une etude sociologique sur les vacanciers. Nous en avons denombres trois especes: les bruns, les blancs et les rouges.

Voulant eviter de faire partie des rouges, nous avons donc tente de nous cacher du soleil, au plus profond des mers. Eh oui, mesdames et messieurs, vos fideles sont maintenants des plongeurs "avances" avec plus d'une dizaine de plongees dans la mer Andaman.

Les paysages aquatiques sont merveilleux dans cette region du globe, plus pricipalement autour de l'ile de Phi Phi (prononcer pipi). Partout, on peut y observer plusieurs especes, du "Nemo" jusqu'au requin leopard en passant par des murenes, des tortues de mer, des poissons lions, des poissons perroquets, des poissons anges, des barracudas, des crevettes, des limaces, etc. Le site de "Anemone Reef" est particulierement interessant pour la diversite de ses coraux... et de ses anemones, bien sur!

Une de nos plongees preferees a ete sur l'epave du King Cruiser, un traversier japonais qui a echoue a 30m de profondeur. Le courrant y etait assez fort, la visilite reduite, mais la sensation d'explorer un vestige humain pris en otage par les bancs de poissons etait fascinante.

En dehors de l'eau, en plus de beaucoup de lecture et de farniente, nous avons reussi a occuper nos temps libres en explorant les iles armes d'un kayak, de masques et de tubas. Eh oui, Genevieve est en voie de devenir une sportive! Elle a pagaye presque tout le temps avec entrain!

Forts de ce mois de vacances, nous sommes maintenant prets a reprendre la route pour vivre la derniere etape de notre periple en Asie du Sud-Est: la Malaisie. On y prevoit jungle, alpinisme et plongee. A suivre...

10 janvier 2007

Birmanie (Myanmar)

Pendant le mois ou tout le monde prend des kilos en trop au Quebec, nous etions occupes a visiter la Birmanie. Le nom officiel du pays est le Myanmar, mais nous prenons position et nous utilisons le nom Birmanie qui est employe par ceux qui luttent pour obtenir la democratie au pays.

Nous avons vecu plusieurs aventures et visite plusieurs villes et villages, mais pour vous parler de la Birmanie il faut d'abord vous parler de ses habitants. Ce sont surtout ceux-ci qui ont rendu notre voyage interessant et surprenant. Nous avons eu droit aux sourires les plus sinceres de tout notre voyage. Bien sur, il y avait des enfants qui nous envoyaient la main partout et meme qui courraient vers nous pour nous donner des fleurs sur notre chemin, mais les adultes etaient tout aussi demonstratifs et charmants.

Pour que vous puissiez vous faire une image mentale, disons que la population est un drole de melange entre les Indiens, les Chinois et les Thais. La plupart ont le teint tres fonce, comme les Indiens, mais avec des traits plus asiatiques. Les hommes portent le "longyi", une sorte de long drap qui s'attache avec un noeud autour de la taille. Ils chiquent souvent la noix de betel qui leur laisse la bouche et les dents rouges. Evidemment qui dit chiquer dit cracher, alors il a fallu s'habituer a cet acte en public. Les femmes et les enfants sont constamment maquilles avec du tanakha, une sorte d'ecran-solaire a base de plante qui fait de grosses traces jaunes sur le visage.
Comme dans la plupart des pays d'Asie du Sud-Est, les hommes vous attendent dans des taxis ou des "trishaw". On les voit partout entrain de flaner dans les "tea-shop" sur le bord de la rue pendant que les femmes s'occupent des boutiques, vendent au marche ou porte des paquets sur leur tete. Oui oui, sur la tete! En fait, pour une femme Birmane il est tout aussi naturel de porter un enorme fardeau en equilibre sur sa tete que pour nous de porter notre sac a dos. J'en ai vu une courir dans un train en marche en evitant les passagers assis dans l'allee sans jamais tenir ni renverser le plateau de nouilles frites et de bocaux de sauces qu'elle avait de perche sur la tete!

Les Birmans sont des bons vivants. Ils chantent partout et souvent tres bien. Les jeunes hommes jouent presque tous de la guitare dans le fond des boutiques, dans les "tea shop" ou sur la rue. Ils aiment bien le pop et le hip-hop ou tout ce qui est assez dynamique. Dave etait tres content d'entendre du "Dream Theater" dans une rue de Yangon!

Nous avons profite de leur sens de la fete pour notre reveillon du jour de l'an. Nous etions a la terasse d'un restaurant de Bagan avec d'autres touristes et plusieurs locaux etaient la pour jouer de la guitare autour du feu de camp. Ils sont vraiment de bons chanteurs, car meme apres beaucoup de biere et de whisky, ils chantaient encore tres bien.

L'hospitalite est un point d'honneur qui est bien ancre dans leur culture. Par exemple, les gens vont entretenir des urnes pleines d'eau dans de petite niche le long de la route pour les voyageurs assoiffes. Systematiquement, meme dans les maisons les plus pauvres, on va vous offrir le the ou quelque chose a manger, selon les moyens. Pendant une randonnee a bicyclette, des villageoises sont venus nous offrir des d'oranges et des bananes...

Leur generosite transparait aussi dans la nourriture qui est toujours en grande quantite. Au restaurant, si vous commandez un plat de curri (pour environs 25 cent) vous allez aussi recevoir: du riz, de la soupe, du the et des plats d'accompagnement. Notre reccord: 16 plats en prime avec notre viande!

Une autre particularite des Birmans: ils sont des leve-tot, vraiment tres tot! A 4 heures du matin, les villes et les villages sont animes. Ils y a meme des marches aux chandelles puisque le soleil n'est par encore leve. Evidemment, a ce rythme la, il ne faut pas s'attendre a beaucoup d'animation passe 19h! Ils ont tellement l'habitude de vivre a moitie de nuit que la plupart des longs trajets d'autobus partent le soir pour arriver vers les 5 heures du matin a destination. C'est une des raisons qui nous a rapidement fait preferer le train ou le bateau a ce moyen de transport nocturne. Nous avons fait un beau parcours sur le fleuve Ayerrawady entre Mandalay et Bagan avec, encore une fois, des femmes vendant des victuailles sur leur tete. Dans le train entre Hsipaw et Py U Lwin nous avons franchi des tunnels et un viaduc impressionnant tres haut au dessus d'une riviere.

Les lieux visites...

A Yangon, la metropole du pays, nous avons ete surpris par le contraste et la difference avec la Thailande que nous venions de quitter. On dirait que la vieille ville coloniale anglaise a ete fige dans le temps pour ensuite etre envahie par une vaste population cosmopolite. Les batiments sont sales, les voitures sont vieilles; mais les rues sont bondees et dynamiques. Partout sur les trottoirs, les differents vendeurs se succedent selon l'heure du jour. Il y a des mosques, des eglises et des temples boudhistes ou hindouistes avec les gens portant les costumes appropries pour toute ces religions. C'est assez fascinant!

C'est aussi a Yangon que nous avons decouvert le "tea-shop". Ce lieu, partout dans le pays, semble le plus important de la societe birmane. Il peut s'agir d'une petite boutique ou de quelques chaises de plastique miniatures sur le trottoir. Les gens s'y retrouvent en toute sorte d'occasion pour boire du the au lait condense sucre et manger des patisseries, des "chapati" ou des "samosa". On en a fait une habitude tellement c'etait agreable!

La campagne birmane est charmante et surtout tres cultivee. Une vrai courte-pointe de champs de toute sorte. C'est beaucoup plus varie que les rizieres du Laos. Nous avons fait une tres belle randonnee de trois jour entre Kalaw et Nyaung Shwe (Lac Inle). Lors de notre premiere nuit, notre guide et notre cuisinier nous avaient prepare un bon repas bien tranquille a l'ecart de la famille, mais nous avons quand meme reussi a nous attirer un peu de compagnie grace a des dessins et a des cartes postale du Quebec. Avec les enfants de la famille nous avons partage des bons moments! Ils nous ont fait jouer a des jeux et nous leurs avons meme appris une chanson en francais! Pour s'en rappeler, ils ont transcrit les sons dans leur alphabet, qui ressemble a plein de petits ronds. Les prochains visiteurs francophones risquent d'etre surpris!

Le seul probleme de la campagne et des montagnes, c'est le froid. Il nous a fallu beaucoup de couvertures pour etre confortable dans le monastere boudhiste ou nous avons passe notre deuxieme nuit entre Kalaw et le Lac Inle. Par contre, c'etait une belle experience que de se faire reveiller par le chant des jeunes novices ... a 5 heure du matin.

Sur le Lac Inle, les gens propulsent des pyrogues en poussant la rame avec leur pied. Partout autour de Nyaung Shwe, les enfants font voler des cerfs-volant. J'ai bien voulu essayer, mais j'ai eu quelques difficultes...

Mandalay et le doux son des generatrices... Quand on pense a cette ville, on ne peux pas s'empecher de sentir l'odeur de petrole qui se degageait de toutes ces generatrices alignees sur les trottoirs pour alimenter la ville pendant les nombreuses pannes de courant. En fait, les pannes electriques sont tres courantes dans tout le pays, parce que le reseau electrique gouvernemental ne reussi a offrir que quelques heures d'electricite par jour. Nous ne nous sommes pas beaucoup attarde a cette ville, mais nous en avons profite pour aller voir le spectacle des Moustache Brothers. Cette troupe de danseurs-comediens a deja ete tres populaire dans les grandes occasions et les mariages. Malheureusement, deux de leur membres ont du purger 7 ans de prison et de travaux forces pour avoir raconte publiquement des balgues sur le gouvernement. Une de celle-ci: Comment appelez-vous le casque d'un policier de la circulation? ... Une boite de donation (pour recevoir les pots-de-vin evidemment). Aujourd'hui, ils sont interdits de representation; mais par protestation, ils font quand meme un petit bout de spectacle pour les etrangers dans leur maison afin que ceux-ci puissent temoigner.

Lors de notre passage a Hsipaw, nous avons fait la connaissance de Mr.Book comme tous les etrangers le surnomment. Ce gentil personnage tient une petite boutique de livre et est un membre tres actif du NLD (National League for Democraty). Il est surveille par la police et sujet a toute une liste de restrictions imposees par le gouvernement. Par exemple, il ne peut pas parler a des etrangers a propos de politique ni se deplacer dans certains villages. Il ne respecte aucune de ces restrictions parce que, comme il le dit, s'il le fesait il y en aurait d'autres qui s'ajouteraient. Malgre tout, c'est un combattant pour la democratie et la liberte d'expression. Pour lui, ca passe par l'education et la comprehension. En ce temps des Fetes, il a ete pour nous un vrai pere Noel, car c'est avec lui que nous sommes alles dans des villages delabres pour distribuer aux enfants des vetements chauds et des fournitures scolaires que d'autres voyageurs ont contribue a acheter. Il nous a fait faire des kilometres sur des vieilles bicyclettes inconfortables entre autre pour rencontrer un professeur qui l'avait aide, en 1990, a preparer la population pour des elections qui ont ete bafouees par la junte militaire. Pourtant, elles avaient ete remportees a 80% par le NLD. Il nous a meme trimbale dans des zones interdites ou nous avons croise des points de controle militaire et un convoit de chars d'assaut. Devant chez lui, il nous a fait remarquer les prisonniers qui debarquaient d'un autobus pour faire du "travail cooperatif", comme le dit le gouvernement militaire. En fait, il s'agit de travail force, souvent reserve pour les prisonniers politiques. Nous avons entendu les chaines... Toutes ces constatations nous ont marque. Pour nous, comme pour la plupart des autres touristes, la Birmanie est un beau pays avec des habitants charmants, alors il est facile d'oublier les problemes de droits humains fondamentaux qui sont toujours presents. Cependant, nous retenons surtout la vivacite, l'intelligence et la generosite de Mr.Book qui nous a offert le meilleur et le pire de son pays avec un sourire sincere et des actions concretes.

Tous les touristes qui vont en Birmanie passent par Bagan. C'est une ancienne ville royale ou les pagodes, les palais et les monasteres sont tres nombreux. Ils y en auraient plus de 2000 encore visibles dans la plaine qui s'etend a perte de vue. Le lieu est franchement impressionnant, surtout au coucher et au lever de soleil que avons pu apprecier du haut des temples. Comme nous etions en plein dans le festival Ananda (une des pagodes les plus importante), il y avait plus de Birmans que d'etrangers dans les ruines. Plusieurs campaient avec leur char a boeufs. De notre cote, nous avions comme moyen de transport douloureux, mais indispensable, de vieilles bicyclettes. Elles nous ont permis de chercher les pagodes les moins visitees pour pouvoir les explorer et se les approprier quelques heures pour lire et relaxer.

Apres Bagan, il ne nous restait que quelques jours pour retourner a Yangon. Comme le trajet normal entre les deux villes est tres long (20h d'autobus!), nous avons decide de couper la route en deux en nous arretant a mi-chemin dans la capitale Pyinmana. On pensait que Yangon etait la capitale, mais non. Le gouvernement a transfere le pouvoir dans cette petite ville de province ou personne ne va. C'est surement plus facile pour eux, car on dirait qu'ils ont quelque chose a cacher. Aucun "Guest House" pas cher n'est autorise a recevoir des etrangers. On s'est fait indiquer qu'il fallait sortir de la ville pour trouver des hotels. On ne s'attendait pas a ca, mais apres un bout de chemin sur une autoroute deserte, nous n'avons trouve que d'immenses hotels pour personnes riches et des beaux blocs appartements sans aucun doute reserves aux officiels. Les rues etaient neuves et bien eclairees alors que partout ailleurs dans le pays les gens font marcher des generatrices pour palier au manque d'electricite. Evidemment, les soldats armes etaient nombreux. Lorsqu'on a decide qu'on allait dormir a la gare en attendant le prochain train, on s'est rendu compte a quel point les restrictions etaient fortes: les gens craignaient notre presence. Pas moyen d'entrer dans un restaurant et impossible de rester, comme les locaux, sur la plateforme. Le chef de police, preferant nous avoir a l'oeil, nous a permis de dormir sur le placher du poste de police! On s'est fait dire apres cout que c'etait tres rare pour quelqu'un d'aller voir ce qui se passe dans cette ville. On ne se demande pas pourquoi!

En somme, toutes nos experiences en Birmanie ont ete enrichissantes. Nous nous considerons comme privilegies d'avoir rencontre autant de personnes interessantes. La generosite et l'hospitalite des Birmans nous a epate! Pour ce qui est d'ameliorer leur conditions sociales et politiques, notre plus grand pouvoir est de vous partager notre experience pour que vous soyez vous aussi conscients de leur realite.

10 décembre 2006

Destination Myanmar

Pour vous situer, le Myanmar est un pays ou les droits de l'homme sont encore baffoues par la junte militaire qui le dirige. A partir des manifestations importantes de 1988, des elections avaient ete tenues en 1990 et remporte a 80% par la ligue nationale pour la democratie menee par sa "leader" Aung San Suu Kyi. Malheureusement, un coup d'etat a invalide les elections. Depuis 2003, Aung San Suu Kyi, qui a ete nommee prix Nobel de la paix en 1991, est gardee en prison par le gouvernement.

Le tourisme au Myanmar est autorise depuis les annees '90 seulement et il subsiste une polemique a savoir s'il s'agit d'une bonne chose ou non pour le pays. Certains des militants en faveur de la democratie jugent qu'il est encore trop tot pour que les etrangers viennent en masse. D'autres pensent que les voyageurs independants et responsables peuvent avoir un impact positif.

Un des aspects de cette polemique est l'argent du tourisme qui sert en partie a financer le regime militaire. Par exemple, le 20$ US qu'on doit payer pour obtenir le visa va directement dans les poches du regime, ainsi que plusieurs frais d'entree pour des sites archeologiques. Ces revenus ne sont pas les principaux du gouvernement, mais ils peuvent quand meme etre consideres.

D'un cote plus positif, les voyageurs etrangers peuvent servir de temoins a ce pays qui n'a pas toute sa liberte d'expression. Par exemple, le travail force est moins susceptible de se produire dans les regions ou les touristes se rendent.

Nous avons fait le choix de nous rendre dans ce pays pour en voir la beaute et l'heritage historique. En meme temps, nous souhaitons etre respectueux de ses habitants et des problematiques de leur pays. Afin d'agir en touristes responsables, nous profitons de notre liberte d'expression pour vous faire connaitre ses quelques faits politiques. D'ailleurs, si vous allez sur Wikipedia, vous pourrez trouver d'autres informations pertitentes. Aussi, afin de limiter au maximum notre contribution monetaire au regime militaire nous allons tenter d'eviter tous les frais gouvernementaux possible. Internet etant regie par la junte militaire, nous vous communiquerons notre recit de voyage en revenant en Thailande au mois de janvier. D'ici la, soyez patient et passez un joyeux temps des Fetes.

Vacances dans le Nord thailandais

La Thailande est le pays en Asie du Sud-Est qui est le plus facile d'acces. On peut toujours y obtenir un visa a l'entree, la seule limite est la duree de sejour de 1 mois. Ca en fait donc l'endroit parfait pour faire le lien entre deux pays. Nous avons donc passe deux semaines pour faire la route du Laos a Bangkok d'ou partira notre vol vers le Myanmar le 12 decembre. Durant ces deux semaines, beaucoup de repos parseme de decouvertes interessantes dans cette region.

Chiang Rai

Bon, vous devez nous connaitre assez maintenant pour savoir que notre moyen de transport favori est la mobilette. Apres une bonne journee de hammac a Chiang Rai, nous etions de nouveaux sur deux roues, bravant le traffic en sens inverse. Ah oui, faut rouler a gauche ici. Bon, voila, ca va mieux.

Premiere visite, le Wat Rong Kuhn, un temple tout en blanc. Le site est encore en construction, mais c'est quand meme impressionnant. Enfin, un temple qui n'est pas rouge et or et qui est pourtant tout aussi majestueux. Nous avons ete surpris de voir Neo, Jabba the Hut, un Predator ainsi que d'autres personnages de science fiction partager la sublime fresque qui decore l'arriere du temple. Decidement, Buddha a de droles d'amis!

Le bazaar de nuit de Chiang Rai est un lieu de rassemblement autant pour les touristes que pour les locaux. On dirait une grosse fete foraine tous les soirs avec les marchands de vetements, les etales de nourriture et un spectacle de musique et de danse. Excellente bouffe, et pas cher! Avec l'estomac un peu plus solide, nous aurions meme pu nous laisser tenter par une brochette d'insectes varies!

Le lendemain, nous profitons de notre 24h de location de moto pour aller voir des villages ethniques au nord de la ville. C'est un peu decevant, quand meme. Ils ont cree un zoo pour touristes. Evidemment, ca n'a rien d'aussi authentique que ce que nous avons vecu au Laos.

Chiang Mai

Chiang Mai est un autre hub touristique du pays. Ici, les activites ne manquent pas. Nous y avons visite l'exposition florale cree en l'honneur du 60e anniversaire du couronnement du Roi. Nous avons meme eu la chance d'obtenir les billets pour la journee officielle de la celebration! Nul besoin de vous dire que l'endroit fourmillait de Thais en chandails jaunes! L'exposition comme telle consiste en un immense jardin botanique, des expositions internationnales et meme un temple errige specialement pour le souverain. Nous avons vu toutes sortes d'especes exotiques de plantes. Une des favorites de Genevieve etait l'orchidee qui sent le chocolat.

Ce qui suit peut paraitre etrange pour deux voyageurs qui mangent toujours au restaurant, meme quand ils sont a la maison, mais il fallait bien profiter de la culture Thai pour apprendre a cuisiner a leur maniere. Desormais, je peux vous preparer un pad thai delicieux et Gen est passee maitre dans l'art de la soupe tom yum! Hummm, une bonne journee bien remplie, c'est le cas de le dire!

Sukothai

Derniere etape avant de rejoindre Bangkok. Rien a declarer dans cette ville a part d'autres ruines interessantes... mais pas autant que la piscine du Guest House ou nous logions! C'est qu'il fait chaud dans ce pays!

Bangkok

Aucune visite de prevue dans la capitale, seulement quelques preparatifs pour le Myanmar et un souper chez l'Indien pour l'anniversaire de naissance de la femme la plus extraordinaire du monde!

04 décembre 2006

Au fin fond du Laos

Cette partie de notre aventure nous a amene, durant les dernieres semaines, de Luang Prabang vers des endroits toujours plus recules. C'est entre autre pourquoi vous avez du attendre si longtemps avant de pouvoir nous lire.

De Luang Prabang, nous avons pris le bateau sur le Mekong pour Tua Suang, une bourgade de quelques maison qui sert surtout au commerce du bois rare. En chemin, nous avons meme vu des elephants-bucherons. Quand nous sommes descendu du bateau, les autres touristes croyaient qu'on se trompait de debarcadere. La destination finale des etrangers est generalement Pak Beng, d'ou ils peuvent partir vers la Thailande. Cependant, notre destination finale etait Hongsa, qui etait supposement une jolie place pour observer ces enormes mammiferes. Apres plusieurs heures de pickup avec un Laotien venu rendre visite a sa famille, nous realisons malheureusement que ce n'est qu'un trou et donc, apres une petite balade d'une heure dans les rues de la ville sur le dos d'un pachyderme, nous repartons le plus vite possible de cet endroit. Nous esperons arriver a temps au petit port improvise de Tua Suang pour reprendre le bateau qui arrive de Luang Prabang vers Pak Beng.

A Pak Beng, nous avons rencontre un Breton, du nom de Jerome, qui se dirigeait vers Phongsali pour y faire du trekking. Nous avons decide de l'accompagner et apres deux jours, nous aboutissons dans cet endroit perdu. Grace au minuscule centre de developpement du tourisme, nous avons trouve un guide pour une randonnee de 4 jours dans la montagne. Ici, on est loin des centres touristiques; imaginez, ils n'ont que 2 guides qui travaillent a temps complet et quelques autres qui peuvent etre disponible sur appel! Notre guide, Tusavanh etait un de ces reservistes. Dans la vrai vie, il travaille au bureau du developpement ecologique de la ville, alors il en connaissait pas mal sur la foret et les arbres. Il nous a fait gouter plusieurs noix et petits fruits en chemin.

Le trek etait vraiment extraordinaire. Des paysages a couper le souffle, des nuits etoilees et des petits matin au dessus des nuages sur la cime des montagnes. Nous avons eu la chance de dormir chez des vrais Akha qui ne voient pas de touristes tous les jours. Generalement, c'est le chef du village qui recoit les etrangers dans sa maison et qui offre le the et la nourriture.

Lors de notre premier soir, nous avons eu la "chance" de partager un ragout de singe que le chef etait tres fier d'avoir tue dans la journee. Il demandait a notre guide s'il y avait un marche a Phongsali pour les mains et les pieds de cet animal... Bon, autant vous dire tout de suite que ce n'etait pas le meilleur repas de notre vie, mais pour etre authentique, ce l'etait. C'etait surrealiste de se trouver dans la maison au plancher en terre battu, avec les hommes qui fumaient et qui crachaient par terre. Pour faire le service, les femmes se promenaient discretement comme des spectres avec leur grande tunique noire et leur coiffe spectaculaire, ornee de broderies et de pieces de monnaie. Nous n'avons pas de photos des femmes Akha que nous avons rencontre, puisqu'il faut la permission du chef pour cela et que ce n'est pas une mince affaire que de l'obtenir. Nous avons prefere respecter leur volonte plutot que de prendre des cliches a leur insu.

L'accueil au deuxieme village etait similaire, mais comme il n'y avait pas de moyen de prevenir les villageois de notre arrivee, nous avons ete quitte pour un repas vegetarien. Youppi!!! Apres le repas, nous avons passe du temps en dehors de la maison pour ecouter la musique que les jeunes faisaient jouer sur des radio-cassettes a batterie. Ils se promenent generalement de village en village en fesant jouer de la musique pour attirer les filles et eventuellement en trouver une bonne pour le mariage. A chacun ses tactiques de seduction!

Lors de notre troisieme soir, apres etre redescendu des montagnes, nous avons ete recu par des Hmong qui vivent au bord d'une riviere. Comme c'etait complique de tuer un poulet pour notre souper, notre guide a accepte qu'ils nous servent du poisson seche. Quel horreur! Mais bon, c'est pas ca qui nous a rendu malade. Le the que Jerome et Genevieve ont ete les seuls a boire s'en est tres bien charge! Ils ne faut jamais avoir peur des experiences culinaire, alors il fallait bien que ca arrive un jour ou l'autre dans notre voyage.

Pour les derniers jours qu'il nous restaient au pays, nous sommes alles a Mung Sing, une excellente ville pour faire d'autres treks, tout pres de la frontiere chinoise. Comme on etait epuises, on y a passe 2 jours a jouer aux Colons de Catane avant d'aller a Luang Namtha. Encore la, rien d'exceptionnel a raconter, sinon qu'on a mange du gateau au chocolat tout droit sorti du four... Miam!

Juste avant de quitter le pays, nous avons enfin experimente l'autobus de maniere "laotienne". Ca nous a pris 10 heures pour faire 195km en premiere vitesse et il a fallu s'arreter en route plusieurs fois pour reparer le moteur. Au moins, traverser la frontiere etait simple et rapide.

Le retour en Thailande etait surprenant. Ca fait drole de revenir dans la civilisation... nous vous raconterons tout cela et bien d'autre choses dans le prochain episode des aventures de David et Genevieve.

15 novembre 2006

La delicieuse, la sportive et la magnifique

Vientiane

Vientiane est la capitale du Laos et comme toute les grandes villes boudhistes, elle regorge de temples (Wat), que nous n'avons pas visites, par paresse et aussi par saturation. L'endroit a plus ou moins de charme, selon les opinions. Nous avons trouve qu'il y avait de bons restaurants et cafes. Profitant de la diversite, on s'est regale de specialites mexicaines, indiennes et surtout francaises. Apres tout, l'influence coloniale se fait encore sentir. Manger, bouquiner, aller prendre un cafe et parler en francais avec les laotiens plus ages, ca fait vraiment partie de la place.

Cette ville etait aussi une etape obligee pour faire faire notre visa pour le Myanmar (Birmanie). Aucun probleme a signaler! Nous avons recu un service hors pair, sans meme se faire charger de supplement pour avoir notre visa rapidement. Quoi, un ambassadeur qui n'est pas corrompu? Tant mieux pour nous!

Vang Vieng

Avant de rejoindre la tres belle Luang Prabang, nous avons decide de couper la route en arretant a Vang Vieng. Nous etions prevenus, c'est le paradis un peu "kitch" des jeunes "backpackers" en quete de plaisir. Tout le monde va la-bas pour descendre la riviere sur des trippes, en buvant de la biere et en ecoutant du Bob Marley.

Comme tout ca est moins penible que 10 heures inconfortables d'autobus, nous avons pris le parti de rester. D'ailleurs, nous avons trouve une opportunite pour aller faire de l'escalade. Tout le pays est compose de montagnes et de parois de calcaire parfaite pour ce sport, qui commence a peine a se developper. Une des agences de voyage proposait des sorties en groupe et la location d'equipement. Histoire d'economiser, nous avons opte pour la simple location. Le plus drole, c'est que nous avons abouti au meme endroit que le groupe organise. Ils etaient fort sympathiques et nous en avons meme profite pour partager leur transport de retour... pour beaucoup moins cher qu'eux. Hihihihi!

Bon, c'est sur que pour se rendre ils ne se sont pas perdu et il ne se sont pas fait guider par un vieux monsieur au travers de roches coupantes et d'horties demoniaques. L'absence totale de sentier nous a conduit vers un mur de roche qui n'etait meme pas un lieu d'escalade. 45 minutes plus tard, on revient sur nos pas, et le vieux nous montre une falaise derriere le bar de son voisin. Merde, c'etait juste a cote! On va s'en rappeler en se grattant les demengeaisons d'hortie pendant des jours...

Luang Prabang

Depuis qu'on est au Laos, on a appris a apprecier le rythme de vie des Laotiens, on s'est habitue a prendre notre temps et a flaner. C'est encore plus vrai a Luang Prabang. Le premier jours qu'on est arrive, on n'a rien visite. On est reste sur la galerie du "guesthouse" qu'on avait trouve par hasard, a discuter avec un quebecois d'origine laotienne qui revenait sur les lieux de sa naissance, exactement dans cette maison de deux etages. Ses parents ont quitte lorsqu'il avait 3 ans et c'etait leur premiere visite depuis 27 ans.

C'est notre compatriote qui nous a mis au courant de l'existance du marche de nuit. Tous les soirs, une des rues principale de la ville est fermee au trafic pour laisser la place aux artisans et aux vendeurs. Avec les petites lumieres, les objets d'artisanat et les gateaux parfumes, ca nous a fait penser a un marche de Noel en Europe. Une autres des bonnes recommandation de notre ami quebecois a ete un petit buffet de fond d'une ruelle ou il est possible de manger pour seulement 50 cent.

La ville est toute petite et entouree du Mekong et de la riviere Khan. De chaque cote de la peninsule, on voit les montagnes. Dans toute la ville, il y a des arbres, des fleurs odorantes et des Wat ou vivent tout un bataillon de moines vetus de orange. On peut les voir recueillir l'aumone tous les matins si on se leve assez tot pour arpenter les rues principales. Le cachet de la ville est son romantisme et son petit cote rustique. A ce qu'on dit, Luang Prabang est en bonne voie pour demeurer le dernier refuge sur terre de tous les reveurs et utopiques. Encore une perle pour le Laos!

Ce soir, pour faire changement, nous allons au cinema! Ben oui, quelqu'un a eu la bonne idee d'ouvrir des petits salons dans lesquels ont peu louer des films et ils appelent ca le cinema. Encore une petite activite pour relaxer avant d'entreprendre de nouvelles aventures plus rocambolesque dans le nord du pays. A suivre...

09 novembre 2006

Sous le charme du Laos

Wow, quel pays de reve qu'est le Laos. On avait entendu plusieurs commentaires d'autres voyageurs rencontres au long du chemin qui nous vantaient tous les merites de ce pays. Nous y sommes donc entres avec beaucoup d'attentes... et elles ont ete admirablement comblees!

Des que nous avons traverse la frontiere du Viet Nam, nous avons remarque le changement. Partout il y avait de la verdure, des forets d'arbres centenaires et des montagnes immenses. Les formations rocheuses ressemblent un peu a celles de la Baie d'Halong, mais sans la mer.

Il faut dire que les Laotiens sont seulement 6.5 millions contrairement aux 82.5 millions du Viet Nam, pour des superficies semblables. Cela se voit entre autre par la simplicite et la disparite des villages que nous rencontrons sur notre route. Ces gens sont beaucoup moins stresses que leurs voisins. Ils vivent pleinement le moment present et aiment avoir du plaisir. Malgre leur air distant et reveur, ils sont chaleureux et accueuillants. Ils sont toujours pret a aider, mais sans essayer de toujours nous organiser! Ah, liberte! Le bonheur de descendre d'un autobus et de ne pas avoir 10 chauffeurs de tuk-tuks sur le dos. En plus, ils sont honnetes et n'essaient pas d'extorquer le double du prix juste parce que nous sommes touristes.

A Tha Khek, ils ont bien compris les besoins des voyageurs independants et il a ete facile de louer une mobilette que nous avons affectueusement surnommee "la petite chinoise" de par son pays d'origine. Tout comme au Cambodge, notre monture nous a permis d'explorer la region avoisinante a notre rythme. Nous voila donc partis pour une aventure de quatre jours qui nous a amene a parcourir plus de 400km de route asphaltee, de gravelle et de rizieres. Le point culminant de ce fabuleux perible a ete de decouvrir le Tham Lot Kong Lo, les cavernes de Konglor.

Pour y arriver, nous n'avions en main qu'une carte au tresor mal dessinee devant nous indiquer la route a suivre, les villages sur notre chemin ainsi que les points d'interets que nous devions rencontrer, quelques grottes a visiter et des chutes pour se baigner. Apres seulement une heure de route, nous etions un peu trop biens partis! Nous etions deja rendu a la 3e caverne sans avoir jamais apercu les deux premieres! De plus, nous etions completement enduits de poussiere. La route etait en construction et des camions soulevaient des enormes nuages de sable. Nous y avons verse toutes les larmes de notre corps et du essuyer la boue brune qui se formait aux coins de nos yeux.

Juste apres la caverne devait se trouver une intersection vers Ban Na Hin, notre destination pour la premiere journee. Oubliant mon orgueil masculin, nous avons interroge la moitie de la population de la region en quete de ce village. Malheureusement, leurs indications etaient douteuses et contradictoires. Nous avons donc opte de rejoindre Ban Na Hin par l'autoroute en revenant sur nos pas. S'ensuit donc une course a 60 km/h contre le soleil qui allait se coucher et la temperature qui descendait. En plus, notre carte tellement sommaire n'indiquait pas le kilometrage a parcourir ni les jonctions a prendre. C'est comme si tous les chemins menaient a Ban Na Hin, mais que personne ne connaissait cette ville! Toujours perdus a la nuit tombee, nous nous sommes arretes au premier "guest house" rencontre qui ne devait pas recevoir beaucoup de touristes a en juger par le visage surpris de son proprietaire.

Le lendemain, nous avons eu la bonne surprise d'apprendre que nous etions a seulement quelques metres de l'intersection menant a Ban Na Hin et aux grottes de Konglor. Apres avoir repare pour 1$ nos deux crevaisons, tres communes sur les mobilettes de location, nous etions sur la bonne route et de bonne humeur. Le parcours serpentait dans les montagnes parmis des formations de calcaires surprenantes. C'etait beau a en couper la souffle.

Nous avons compris pourquoi Ban Na Hin etait si difficile a trouver. D'abord, le village porte aussi le nom de Nam Khoun Khan et il compte tout au plus 200 ames. C'etait comme chercher une aiguille dans une botte de foin! A notre surprise, nous sommes tombe sur Ralph, un anglais fort sympathique qui depensait sa pension a construire son "guest house" de reve: 20 unites avec piscine creusee et restaurant. Pour l'instant une seule chambre est terminee et trois autres en voie de l'etre. Le confort etait parfait, tout comme la nourriture preparee par Monh, sa femme laotienne, qui a tres bien apris les secrets de la cuisine europenne. Humm, le petit dejeuner 2 oeufs jambon, les bonnes saucisses avec patates pilees, le steak-frites juteux et les sandwichs avec du vrai fromage pour la route!

Ralph a ete une bonne source d'information pour continuer notre periple. Ayant recu des nouvelles fraiches des villageois, il nous a appris que nous pouvions atteindre les grottes en passant par les champs fraichement recoltes. Une journee plus tot et nous aurions du payer 50$ pour un bateau qui nous aurait mene au meme point. Il nous a indique exactement la route a suivre.

A l'aube du lendemain, nous repartions a l'aventure. Le chemin de Ban Na Hin a Konglor consiste en une jolie route en gravelle au debut, de quelques fosses de plus en plus dur a franchir et d'une piste au travers des rizieres tumultueuses! Nous etions les premiers de la saison a risquer le trajet entierement a mobilette. De ce fait, il nous a fallu beaucoup plus de temps que prevu pour atteindre Sala Hin Boun, a seulement 8km de Konglor ou nous avons finalement du abandonner notre moyen de transport. Un ruisseau infranchissable a mobilette nous a force a terminer le trajet a pied.

Heureusement, il nous restait juste assez de temps avant la noirceur pour apprecier les grottes. Quelle recompense extraordinaire a tous les efforts fournis pour s'y rendre. Le Tham Lot Kong Lo est une riviere souterraine qui coule sous la montagne sur une distance de 7 km. Au plus large, la caverne fait 100 m et a certains points, la hauteur de la caverne est aussi impressionnante qu'une grande cathedrale.

Pour l'atteindre, nous avons loue les services de deux guides avec leur embarcation. Nous etions seuls dans un long bateau de bois qui glissait paisiblement sur une riviere limpide et turquoise, au travers des montagnes et de la foret. Juste le parcours pour se rendre a la grotte est mythique. A l'entree de la caverne, le souffle du vent et les tenebres nous donnait l'impression d'entrer par la bouche d'un monstre gigantesque. Tout au long du trajet, nous ressentions cette puissance tout autour de nous du au poids de la montagne et au son etouffe de la riviere qui coule. La grandeur de cet endroit, nous faisait sentir comme les premiers explorateurs d'un ancien royaume disparu. Vous allez toutefois devoir nous croire sur parole car l'endroit portait peu a la photographie amateure et nous n'avons aucune bonne photo des stalactites et stalagmites qui peuplaient cette grotte mysterieuse.

Ralph avait bien raison, ce qui rend cet endroit merveilleux, c'est en grande partie son inaccessibilite et les aventures qu'il faut vivre pour le meriter. C'est aussi une chance unique que de pouvoir traverser les champs des villageois, d'observer leur mode de vie et d'echanger des salutations avec eux. Sabaa dii!

01 novembre 2006

Sapa et la baie d'Halong

Grace a la chance inouie de s'etre fait avoir sur le transport pour le Laos aujourd'hui, nous passons une journee extra "ordinaire" de plus a Vinh... Bon, c'est juste que le chauffeur de bus nous a conduit vers la frontiere, mais apres 45 minutes, comme on etait ses seuls clients et qu'il n'allait pas faire assez d'argent, il a decide de faire demi-tour. Il s'est simplement arrete en nous laissant secher dans l'autobus directement a l'endroit d'ou on etait parti! C'est surprenant quand meme. Habituellement, les Vietnamiens sont plutot avenants (un peu trop en ce qui concerne les chauffeurs de "moto-bike", mais bon.) Dans le fond, ca ressemble un peu a notre sortie du Cambodge. Les gens nous aiment tellement qu'ils nous gardent le plus longtemps possible dans leur pays!

Au moins, ca nous laisse le temps de bien terminer nos entrees sur le Viet Nam et d'etre, pour une fois, a jour sur ce blog! De plus, vous devriez avoir les dernieres photos vietnamiennes toutes chaudes sorties du four.

Alors sans plus tarder, voici le recit de nos aventures dans le nord du pays.

Pour aller a Sapa, il faut d'abord prendre le train pour Lao Cai et ensuite trouver un mini-bus. Plutot que de reserver notre billet de train de notre hotel comme un commun touriste l'aurait fait, nous avons decide de nous rendre directement a la gare. Le seul train de la journee etant a 6h15 du matin, nous nous sommes leves a l'aube (le soleil se leve a 5h30 ici et se couche vers 17h30) et nous avons marche longtemps en regardant la ville de Hanoi se reveiller. Le hic est que la billeterie n'ouvre pas avant 7h du matin. Comment faire, puisque nous etions presses de nous rendre a Sapa? Apres avoir subtilement evite la securite et atteint le quai, nous avons reussi a soudoyer un controleur (a fort prix, avouons le) qui nous a installe dans un compartiment a couchettes qui ressemblait a une grosse cage a fauves. D'ailleurs, les locaux sont venus nombreux pour nous observer et discuter avec nous. Au moins, on etait en route!

Apres le train, la route en mini-bus de Lao Cai vers Sapa nous a permis de voir pour la premiere fois les magnifiques rizieres en terasse qui sont taillees a meme les montagnes. C'est dans cette chaine de montagne que se trouve le Fan Xi Pang (environ 3 100 m), le plus haut sommet du Viet Nam.

Sapa est une ville magnifique avec ses rues escarpees, son paysage a couper le souffle et sa temperature beaucoup plus fraiche et comfortable. Le nord-ouest du pays est peuple de tribus montagnardes et le marche de Sapa est colore avec les femmes des differentes tribus qui portent les vetements traditionnels et les ornements propres a leur groupe. Il y avait des Thais Rouges, des H'mongs Noirs et des H'mongs fleuris. Nous avons aussi apercu ce que nous avons appele des H'mongs "au gaz". C'est juste qu'elles etaient coiffees d'un chapeau excentrique faisant etrangement penser a un rechaud de camping. Ca doit etre pratique en montagne, dans le fond...

Notre hotel, Cat Cat, offrait une vue magnifique sur la montagne et nous avons pu profiter de notre balcon pour admirer le paysage. Nous y avons aussi trouve un guide local pour aller dans les villages de la vallee.

Les guides sont souvent des jeunes filles des tribus qui parlent tres bien anglais. La notre s'appelait Lyly et son surnom etait "cheu", ce qui veut dire "tough girl" en H'mong. Elle etait tres dynamique et se liait rapidement d'amitie avec tout le monde. Au depart, elle n'etait pas enchantee de nous guider dans la vallee pour 3 jours puisqu'elle allait manquer son "party" d'anniversaire de 18 ans a Sapa. Finalement, elle a fait le compromis de nous laisser pour une nuit dans notre pension au village pour retourner faire la fete comme il se doit! La montee lui semblait difficile le lendemain...peut-etre a cause du mal de tete?

C'etait curieux de la voir le premier jour dans son habit traditionnel et de lui poser des questions sur la region. Elle semblait plutot interessee par les garcons, faire la fete et ecouter de la musique americaine. Les Back Street Boys ont un grand "fan club" dans la region! Pour les jeunes, les traditions de leur tribus sont plutot contraignantes et servent uniquement a faire de l'argent avec le tourisme. Elle nous a avoue qu'il y avait trop de touristes a son gout, mais que sans ca, elle serait oblige de cultiver le riz. Les jours suivants, ses vetements ont ete remplaces par des jeans et une camisole.

Nous avons donc mis de cote notre curiosite par rapport au passe des H'mongs et nous avons vecu notre trip en nous amusant avec les jeunes. Le premier soir, notre hote n'a pas menage les "toast" au vin de riz. Mot, hai, ba YO!! Je ne m'en souviens pas necessairement, mais semblerait-il qu'apres ma visite dans le ruisseau qui borde la route, je parlais tres bien le H'mong!

Etonnament en pleine forme le lendemain, nous nous remettons en route et descendons un peu plus loin dans la vallee. La vue du petit village de Thais Rouges tout au creux etait vraiment charmante... tout comme les sources thermales qui nous attendait a notre arrivee. Genevieve a appris a cueillir le riz avec notre hotesse. Il faut beaucoup de patience, on doit decouper les epis un a la fois.

24 heures plus tard, apres un peu de marche, un tour de Jeep, un mini-bus, un train de nuit et un autre autobus, nous arrivions dans la baie d'Halong. Pour ajouter a nos moyens de transports, il manquait juste un bateau. Nous avons donc reserve une cabine pour une nuit, ce qui nous a permis de nous promener entre les formations calcaires qui font la beaute de la baie, de visiter des grottes vraiment surprenantes a l'interieur de ces ilots et de faire une petite excursion au coucher du soleil en kayak.

Au lendemain d'une nuit tres comfortable sur l'eau, nous avons fait escale sur l'ile de Cat Ba qui est une des plus grosses de l'archipel. Apres avoir peine sous le soleil cuisant pour atteindre une tour d'observation au coeur du parc national, nous avons passe un apres-midi bien merite a se detendre sur la plage.

Pour conclure notre aventure au Viet Nam, avec seulement 3 jours restant a notre visa, nous avons entrepris un autre "sprint" de transport. Nous avons quitte Cat Ba par le ferry de 5h45 vers Hai Phong, ou nous esperions trouver un autobus pour Vinh, derniere grande ville avant la frontiere du Laos. Les gens du terminus nous ont mis dans un autobus pour Than Hoa et celui-ci s'est arrete en chemin pour nous relayer dans un bus vers Vinh que nous avons rejoint sur la route. Comme quoi, quand ils veulent vraiment, les vietnamiens peuvent etre efficaces. Qui sait si ca reviendra demain et que nous allons enfin atteindre le Laos?

23 octobre 2006

3/4 du Viet Nam

Ca fait un long moment que nous n'avons pas ecrit. Desole, nous avons essaye plusieurs fois, mais nous nous sommes heurte au fait que les sites de blogspot sont parfois bloques au Viet Nam...

Maintenant que nous avons retrouve notre liberte d'expression, voici ce qui c'est passe durant les dernieres semaines.

Entree au Viet Nam

A partir de la frontiere cambodgienne, nous avons tout d'abord roule avec des guides a mobilettes a travers la camgagne pour rejoindre la ville de Chau Doc. C'etait notre premier contact avec le Viet Nam. Enfin, les routes etaient pavees!! Les champs de riz etaient beaux et les paysages deja parsemes de chapeaux pointus et de drapeaux rouge a etoile jaune. Notre destination finale pour la journee etait Can Tho et en arrivant a Chau Doc, nous avons manifeste notre desire de trouver le terminus et de manger un morceau. Il n'en fallait pas plus! Nos guides nous on debarque pret du terminus et nous avons aussitot ete assailli par des femmes qui nous ont fait monter dans le premier mini-bus partant pour Can Tho. Le principe est simple, les mini-bus partent quand ils sont pleins, alors ils sont plutot contents de trouver des clients. Nous pensions les faire reculer en mimant que nous voulions d'abord manger avant de prendre un quelquonque autobus, mais une fois de plus, elles nous ont pris de vitesse. En un clin d'oeil, nous etions assis au fond de l'autobus avec une bouteille d'eau et deux plats de viande et de riz pour emporter. Et hop, nous voila partis!

Can Tho

Can Tho est situe en plein coeur du Delta du Mekong. C'est dans ce Delta que le fameux fleuve se separe en plusieurs bras et canaux pour aller rejoindre la mer. L'endroit est parfait pour l'agriculture et la vente de ses produits. L'interet principale de cette etape etait, pour nous, de visiter les marches flottants.

Nous sommes partis au lever du soleil a bord d'une longue barque de bois munie d'un petit moteur et de rames qui se manoeuvrent debout. Nous ne nous sommes pas aventure a manoeuvrer l'engin, nous avons laisser la tache a notre guide qui aurait tres bien pu se confondre avec les autres femmes du marche. Sur l'eau, elles portent toutes les chapeaux en forme de cone! Ce fut une agreable journee. Nous avons pu gouter des ananas delicieux et d'autres fruits dont nous sommes incapable de vous donner le nom en vietnamien, ni en francais d'ailleurs.

En dehors des marches, nous sommes alles dans une ferme pour voir la culture de certains fruits. Malheureusement pour nous, le tout etait un peu trop arrange et nous avons subi la bouffe et les massages plutot douloureux d'une proprietaire trop contente d'offrir le service force aux touristes.

Le reste de la journee a su racheter ce passage moins agreable. Nous avons parcouru des canaux bordes d'immenses fleuillages. On se serait cru en plein coeur d'une jungle mysterieuse. Pourtant, la ville n'etait pas loin et parfois, entre les canaux et les palmiers on pouvait voir des chemins et des gens a bicyclette qui circulaient.

Ho Chi Minh

Apres Can Tho, nous nous sommes rendu dans la metropole du pays: Ho Chi Minh. Les interets touristiques de cette ville sont de second ordre, mais nous etions content de pouvoir gouter aux facilitees d'une grande ville. Vives les restaurants de toutes les nationalites...ca change des nouilles et du riz! Quoi qu'on avait a se plaindre de la bouffe du Viet Nam. Les saveurs sont prononcees et David aime bien que ce soit tres epice.

Notre "Guest House" etait situe au coeur du quartier des "back packers", c'est a dire en plein
milieu d'un dedale immense de ruelles justes assez larges pour laisser passer une mobilette. Les batiments qui s'elevent sur plusieurs etages se touchent presque a leurs sommets et cachent completement le ciel. Des que nous quittions la rue principale, nous savions tres bien qu'il allait nous falloir beaucoup de temps pour retrouver notre chemin dans ce labyrinthe aux allures de sous-terrain. C'etait pourtant interressant de voir comment les gens sont capables de vivre avec la proximite des autres. Au travers des portes ouvertes, la vie de toute les familles etaient exposees a celle des autres. En tant que touristes, nous avions vraiment l'impression d'etre des extra-terrestres dans leur petit univers intime.

Ces ruelles sont d'ailleurs tres differentes du reste de la ville qui s'etale demesurement. Les rues sont grandes et les embouteillages de mobilettes sont impressionnants! Traverser une rue ressemble etrangement a passer d'une rive a l'autre d'une riviere tumultueuse. D'abord, les mobilettes passent devant vous, eventuellement, elles vous contournent de tous les cotes et finalement, vous etes de l'autre cote, avec le coeur qui bat un peu plus vite!

Les tunnels de Cu Chi et le temple Cao Dai de Tay Vinh

Dans les environs de Ho Chi Minh, nous nous sommes rendu a Tay Vinh pour visiter un temple Cao Dai tout a fait surprenant. Pour votre culture, le Cao Daisme est une religion vietnamienne qui regroupe le boudhisme, le catholicisme et le confucianisme chinois!! Dans une volonte de religion universelle, ce regroupement de croyances donne lieu a un melange de symboles tres particulier! Les couleurs primaires sont dominantes puisque le rouge represente le catholicisme, le jaune le boudhisme et le bleu le confucianisme. Le blanc, combinaison de toute les couleurs, reprensente la connaissance. Nous avons assiste a une ceremonie ou tous les participants etaient vetus de blanc et avaient une position dans l'eglise qui correspondait a leur anciennete dans la pratique de cette religion. Les celebrants portaient les couleurs primaires.

Apres cette visite, nous sommes alles au musees des tunnels qui ont servie au Viet Minh a repousser les Americains. C'est avec tres peu de moyens que ces gens ont gagne la guerre, mais leur tunnels creuses dans la terre etaient redoutables. Le seul hic de cette visite est la legerete d'esprit avec laquelle les horreurs de la guerre etaient presentees. A en croire les guides, creuser des tunnels a la pioche et a la pelle pour ensuite ramper pendant des bombardements est une situation aussi agreable que vivre dans un club med! Youppi, tout le monde au champ de tir pour clore la visite! J'avoue que personnelement, on avait pas l'inspiration de jouer avec des fusils et d'encourager cette desinformation.

Da Lat

Le sud du Viet Nam est vraiment plat comme une crepe et aussi tres chaud. C'est tout a fait le contraire a Da Lat! Les montagnes sont belles, avec plusieurs beaux lacs turquoises que nous avons visites a mobilette. Par contre, la temperature pouvait descendre a 10 degres le soir! Nous avons fait la connaissance de Mr. Phong alias Windy pour les touristes. C'est un "easy rider", un guide de voyage independant qui vous ammene partout ou vous voulez sur sa moto. Le principe est interessant et assez economique, alors nous avons fait appel a ses connaissances de la region pour aller visiter deux chutes magnifiques ainsiqu'un village ou l'on cultive des champignons et un autre ou les femmes tissent la soie et le coton. C'est un drole de personnage qui semble choisir ses clientes parmis les plus jolies et avec lesquelles il aime bien se faire poser. Vous devriez voir son album photo!

Nha Trang

Apres le froid et les montagnes, nous sommes retournes sur la cote pour un peu de soleil a Nha Trang. C'est surprenant le changement de temperature pour une ville si proche. Nous sommes arrivee en pleine fete pour les jeunes qui terminent leur service militaire. Il y avait plein de monde devant l'hotel de ville et sur la promenade qui longe la plage. C'etait sympathique, tout comme notre "Guest House Phong Lan" ou nous avons ete accueillis par une famille qui maitrisait parfaitement le francais et l'anglais. J'ai pu voir le video du mariage du plus jeune de la famille! Interessant de pouvoir partager un peu de leurs coutumes.

Pour ce qui est de nos activites, disons que nous avons profite de la plage public de la ville et que nous nous sommes laisse seduire par la facilite d'un tour de bateau tout organise. C'est donc avec un groupe touristes que nous avons chante en coeur des vieilles tounes en anglais et que nous avons bu du vin "cheap" de Da Lat! Maux de tete garantis!

Hoi An

Ayant pris l'autobus de nuit, nous sommes arrivee a destination avec le soleil! Cette petite ville de campagne est vraiment reste figee dans le temps. Les petites maisons des commercants du vieux quartier sont classees patrimoine mondial UNESCO. On peut presque sentir la presence des commercants chinois et europeens du temps de la gloire de la ville. Aujourd'hui, ce sont les tailleurs qui font la renommee du patelin. Nous en avons profite pour nous faire faire une chemise et un pantalon sur mesure! Pas cher et efficace.

Dans les alentours, nous avons une fois de plus fait appel a notre moyen de transport prefere, la mobilette, pour visiter la campagne. Les "Marble Mountains" faisaient parti des hauts lieux a visiter dans la region, mais nous avons trouve ces collines de marbres plantees en plein milieu de la plaine plutot decevantes. En fait, c'est devenu un royaume du "kitch", avec ses tailleurs de marbre un peu partout qui essaient de vous vendrent des babioles. Par contre, les villages sur notre chemin valaient le detour. Nous avons donc poursuivi jusqu'aux ruines Cham de My Son. Apres avoir vu les ruines Khmer du Cambodge, nous pouvions aprecier la ressemblance dans le style.

Hue

Hue, c'est l'ancienne capitale du Viet Nam sous la dynastie Nguyen. Le principal point d'interet de cette escale etait de visiter ce qu'il reste de la cite imperiale. Le site est giganteste et pourtant, plusieurs des palais et batiments du complexe ont ete detruits par les bombardements francais et americains. Ce que nous avons eu la chance de visiter etait pourtant impressionnant. Le style de l'architecture est proche du style chinois puisque les Vietnamiens ont une culture qui a largement ete influencee par leur voisins du Nord.

C'est de Hue que nous avons experimente notre premier train de nuit vers Hanoi. Comme le trajet dure plus de 10 heures, nous trouvions plus pratique d'avoir une couchette et d'en profiter pour dormir un peu. C'etait confortable, mais pour la bouffe, si vous pensiez que celle des avions etaient la pire detrompez-vous!

Hanoi

Hanoi etait pour nous le point de depart vers la celebre baie d'Halong et les montagnes du Nord-Ouest du pays. Nous en avons profite pour faire faire notre visa pour le Laos. Je ne sais pas qu'elle est votre conception de la securite d'une ambassade, mais pour nous, c'etait bien different de ce que nous en pensions! Imaginez, un dimanche apres-midi, nous sommes arrive devant un batiment presque desert. Je dis presque, parce qu'il y avait deux gars de la construction qui dormaient dans un coin a l'ombre! Nous avons fait le tour des lieux, frappe a la porte, mais sans reponse. Juste pour le plaisir, nous avons essayer de tourner la poignee qui n'etait pas verrouillee. On peut donc dire que nous sommes rentre sans permission dans une ambassade et le tout avec la permission du policier vietnamien a l'exterieur!! Cela dit, il a fallu attendre au lendemain pour pouvoir demander notre visa...

Ce qu'il y a de bien avec Hanoi, ce sont toutes les petites rues du vieux quartiers. Chacune a sa specialite. Il y a la rue de la soie, la rue des ferblantiers, la rue des jouets, etc... Le soir, il y a aussi d'enormes restaurants qui s'improvisent sur le trottoir. David a ose y gouter des petits pigeons frits tous entiers.

Pour agrementer une de nos soirees, nous sommes aller voir un spectacle traditionnel de marionnettes sur l'eau. L'experience etait fascinante. Nous sommes retombes en enfance devant les poupees de bois qui representaient des scenes de vie rurale et des animaux fantastiques sur de la musique traditionnelle. Il parait que la musique du "Dan Bo" (instrument a une corde) ne devait pas etre entendue par les jeunes filles pour eviter qu'elles ne tombent amoureuses du musicien!

Apres Hanoi, il nous reste encore a vous parle de Sapa et de la Baie d'Halong. Ces deux destinations ont ete fort interressantes et nous avons beaucoup de choses a dire. Par contre, au moment d'ecrire ces lignes nous sommes en attente d'un autobus qui nous menera vers Vinh, la porte de sorti du Viet Nam vers le Laos. Nous pensons que nous en avons pour deux jours de trajet, alors nous vous souhaitons une bonne lecture jusqu'a la conclusion de nos aventures ici.

07 octobre 2006

Sortie du Cambodge

Par le temps qu'il nous fallait pour sortir du Ratanakiri, cette charmante province eloignee, notre Visa pour le Vietnam entrait en vigueur.

Nous avons donc repris la route ci-bien decrite par David en sens inverse. Plutot que de nous arreter a Stung Treng, nous avons fait escale a Kratie. Aparemment, on peut y voir les derniers survivants d'une espece de dauphins presque eteinte. Cette activite organisee sentait trop l'attrape touriste et en plus, les bateaux moteurs blessent les betes, alors nous nous sommes abstenus. Nous avons decide d'abreger le sejour et de rentrer le plus vite possible a Phnom Penh pour organiser nos moyens de transport et franchir la frontiere.

Apres nos aventures au fond du Cambodge, nous etions tres desireux de trouver un endroit agreable pour relaxer et surtout pour faire notre lessive! Nous sommes donc aller sur les bords du lac qui est au coeur de la ville. Bonde de "guest houses", de "happy-restos" et de cafes-Internet, il s'agit d' un repaire pour back-packers qui en ont assez du tumulte de la grande ville. Nous nous sommes gates en louant la meilleure chambre du "Green Lake Guest House", qui serait celle que choisi Angelina Jolie quand elle va au Cambodge! C'est un endroit charmant, mais il me semble qu'a sa place, je me serait au moins permis un endroit avec de l'eau chaude dans la salle de bain...

C'est aussi dans ce "Guest House" que nous avons fait la connaissance du plus vieux "back-packer" jamais rencontre! Et oui, pendant la deuxieme guerre mondiale et les bombardements de Londres ou il vivait, notre ami Gerry avait neuf ans! Il a d'abord voyage pour son travaille avec sa femme et ses trois enfants avant de s'installer en Australie. Maintenant, a 70 ans, il entend bien etirer sa pension de vieillesse en faisant le meme genre de voyage que nous! Il regrette seulement de ne plus avoir la forme physique pour faire de longs treks dans la jungle. Il se contente de randonnees un peu plus facile, de ski-nautique et de promenades a dos d'elephant!

Pour le Viet Nam, il existe un autobus Phnom Penh - Ho Chi Minh, mais ca c'est trop facile! Et puis, la perspective de s'y rendre par bateau sur le Mekong etait bien plus exitante. Nous avons donc choisi de nous rentre a Neak Luong, ou il semblait possible de trouver un bateau pas trop cher pour se rendre a la frontiere. Arrive la-bas, nous constatons que le seul bateau se rendant a notre destination etait deja parti. Il nous restait la possibilite de louer les services d'un gars et de son bateau moteur pour nous seuls. Cette option etant honereuse, il nous a offert d'attendre que d'autres touristes se pointent pour partager les frais. Mais quels touristes? L'endroit est vraiment perdu et nous sommes en dehors de la saison touristique! C'est en attendant a la maison du gars qui loue les bateaux que nous avons fait la connaissance de Hay Sam Ol.

Il attendait qu'un bateau en provenance du Viet Nam depose des touristes qu'il transporterait ensuite en autobus a Phnom Penh. Bien qu'etant analphabete, il parlait assez bien anglais qu'il a appris seul, en ecoutant les touristes. Il n'avait pas eu la chance d'etudier parce que les Khmers Rouge l'avaient empeche. Il est de ceux qui ont ete deportes de Phnom Penh pour aller travailler de force dans les champs. Il nous a dit avoir vu la ville vide, donc a feu et a sang. Plus tard, il s'est engage dans l'armee. Ensuite, il a fait toute sorte de petits boulots pour survivre. Maintenant, il fait tout ce qu'il peut pour pouvoir payer des etudes d'anglais a ses enfants, dont il est tres fier.

Il nous racontait tout ca en souriant, comme si c'etait banal. Ensuite, il a pris le temps de nous faire visiter le coin en nous faisant prendre un traversier pour visiter la ville de l'autre cote du Mekong. C'etait interressant d'etre avec quelqu'un qui ne voulait rien nous vendre et qui prenait plaisir a nous faire decouvrir les gens et l'endroit. Nous ne l'aurions jamais su sans lui, mais plusieurs des personnes qui nous saluaient sur la rue, disaient en fait que nous etions de belles personnes, en se demandant ce que nous faisions la! Nous l'avons invite a diner avec nous, mais il etait mal a l'aise d'accepter notre invitation. Il n'etait pas la pour rien nous demander, ca lui faisait simplement plaisir de passer du temps avec nous.

Il comprennait que comme jeunes voyageurs nous n'avons pas necessairement beaucoup d'argent et il voulait qu'on en profite le plus possible! Alors, il s'est arrange pour que la famille qui possede les bateaux vers la frontiere nous heberge gratuitement pour la nuit. Il etait plus facile pour nous de partir le lendemain matin tres tot avec le monsieur qui devait de toute facon aller livrer des bicyclettes a son frere. Il ne nous a fait payer que l'essence pour se rendre!

Nous avons donc dormi sur un vrai lit cambodgien (ca ressemble a une table en bois sans matelas), sous un vrai moustiquaire, avec un lezard gigantesque comme animal de compagnie! Ils ont ete bien gentils avec nous en fournissant le repas et en tentant de nous accomoder le mieux possible.

C'est donc le dos racque que nous nous sommes embarque au petit matin dans la chaloupe a moteur pour le Viet Nam. C'est un privilege de pouvoir se balader librement comme ca sur ce grand fleuve et de voir vivre ses habitants qui en dependent.

La frontiere est arrivee par surprise apres une heure de voyage. On nous a fait descendre sur un petit quai banal et on nous a fait monter sur des motocyclettes. Il a fallu une heure pour passer au travers de toute les formalites douanieres. Chaque etape avait lieu dans un batiment different et l'ensemble ressemblait a une colonie de vacances avec ses petits chemins en terre battue le long du cours d'eau. Ca change des aeroports, surtout que nous etions les seuls a passer par la si tot le matin!

La suite sur Chau Doc, Can Tho et le reste du Viet Nam dans un autre recit... A suivre!

Periple au "boue" du Cambodge

Bon, on sait, ca fait plusieurs messages en un jour. Ben non, on a pas tout fait ca en meme temps! C'est juste que c'etait pas trop fort, internet au Cambodge. Maintenant qu'on est bien installe a Ho Chi Minh au Viet Nam, on peut se ratrapper un peu sur nos nouvelles. Tout ca pour dire que, pour cette 2e entree de la journee, j'aurai l'honneur de vous entretenir sur ce qui est probablement la partie la plus extreme de notre voyage a ce jour.

Tout ca a commence par un dilemme sur la destination a prendre apres Angkor et Phnom Penh. Bon, il y avait quelques plages au sud du Cambodge, mais ca n'avait pas l'air trop hot et un peu trop touristique a notre gout. Faut dire qu'independants comme nous sommes, nous avions un peu envie d'essayer quelquechose en dehors des sentiers battus, quelque part ou les bus de touristes ne se rendent pas.

Nous voila donc partis pour la province eloignee du Ratanakiri. Au menu, chutes d'eau, montagnes et lacs, mais aussi les pires routes du Cambodge dans la saison la moins recommandee, l'infame saison des pluies...

Premiere journee, le bus de Phnom Penh nous amene a Strung Treng, une petite ville au nord du pays, sur le bord du Mekong. Ce fut un sympathique 10h de route a apprendre joyeusement des nouvelles chansons cambodgiennes grace au karaoke! Au moins, la route n'etait pas trop mal. Pas de raison de se plaindre, qu'on s'est dit! Surtout que c'etait la premiere fois qu'on voyait le bleu du ciel depuis qu'on etait rentre au Cambodge, une semaine avant. Notre "guest house" etait sympa avec une belle terasse, les petits ecoliers nous faisaient des beaux sourires. C'etait le bonheur, quoi!

Lendemain matin, on se leve tot pour prendre le taxi pour un petit 5h de route. Les bus ne se rendent pas a Ban Lung, capitale du Ratanakiri. Ca aurait du nous mettre la puce a l'oreille... Bon, quand ils nous ont assis 4 a l'arriere, forces d'ecraser un pauvre monsieur d'un certain age, c'etait surement un autre indice. C'est quand ils sont embarques 5 personnes sur les 2 sieges a l'avant qu'on a commence a trouver ca un peu fou. C'est beau de vouloir co-voiturer pour aider l'environnement, mais la... Y'avait 2 personnes sur le banc du chauffeur! Un pour le gaz, l'autre pour le frein? Le comble de tout, c'est que le proprietaire de la voiture a pris soin d'utiliser ses gains durement amasses pour acheter un merveilleux lecteur de DVD pour sa voiture! Ahh! la joie du karaoke a tue-tete! Comment aurions-nous survecu sans ca?

On s'est plaint un peu au debut du voyage, mais on n'avait encore rien vu! Apres 2 heures dans la province de Strung Treng, on arrive au Ratanakiri. C'est drole, j'ai eu, durant quelques instants (ces 3 heures!), l'impression de me retrouver dans une "trail" dans le bois, en plein coeur de l'Abitibi! Enteka, j'pense que mon prochain char, ca va etre un Toyota Camri! C'est des tanks, ces machines la! En plus, il avait plu donc l'etat des routes etait encore plus miserable! Les ornieres devaient avoir 2 pieds de creux, remplies avec de la boue! C'etait impossible que deux vehicules circulent en meme temps et il y avait meme des endroits ou le chemin s'etait detourne sur le terrain des gens pour eviter des trous infranchissables!

Bon c'etait une experience memorable et (une fois arrive a destination, bien sur) nous en avons bien ri! C'est ce genre d'aventure qui rendent le voyage interessant. C'est ca qu'on voulait, sortir des chemins battus!

De plus, Ban Lung etait exactement ce que l'on recherchait! Une petit village de deux rues, des gens contents de nous rencontrer et de discuter avec nous et surtout, pas trop de monde qui voulaient nous organiser quelque chose ou nous amener quelque part! En plus, l'air sentait bon, on etait dans la nature, dans une region un peu montagneuse (le Cambodge est generalement tres plat, en passant).

Pour bien clore cette journee, rien de tel qu'une baignade dans un lac ou l'eau etait limpide, rafraichissante mais pas trop froide. Les locaux disent que c'est un ancien volcan ou le cratere d'un meteore. Genevieve y a eu une discussion plutot philosophique avec 3 jeunes adolescentes. Elles auraient ete ravies de nous voir nous embrasser avec la langue, comme dans les films americains. Ben voyons, comme si nous on faisait ca!

Le lendemain, nous nous sentions un peu paresseux. C'est un peu ca qui est merveilleux dans les voyages a long terme, on n'est pas trop presses par le temps pour tout visiter et si un jour on a envie de faire la grasse matinee, bien libre a nous. Et pourquoi pas une grasse journee, tant qu'a y etre! Surtout que la prochaine activite qu'on voulait faire etait de partir en foret avec un guide pour deux jours et que le dit guide, on ne l'avait pas trouve encore. De plus, le "guest house" Tribal etait superbe avec plein de petits batiments exterieurs, ideaux pour la lecture ou une partie de Colons de Catane!

Durant la journee, nous avons fait connaissance de Pablo, un pisciculteur espagnol et Francois, un physicien nucleaire francais. Les deux s'etaient rencontres un peu plus tot dans leurs voyages et ils etaient fort sympathiques. Comme ils etaient interesses par le periple dans la jungle eux aussi, nous nous sommes donnes rendez-vous le soir meme, avec le guide, pour planifier tout ca. Finalement, comme ca coutait un peu cher, nous avons decide d'attendre une journee supplementaire, question de voir si nous n'allions pas trouver d'autres aventuriers prets a se joindre a nous.

Comme on n'etait pas pour rien faire de cette journee supplementaire, on se loue des mobilettes et on part decouvrir le monde! Ah, les mobilettes! Un jour, nous ferons une dissertation sur les moyens de transports que nous avons decouverts durant notre periple, mais en attendant, suffit de vous dire que c'est le moyen de transport le plus populaire du Cambodge et donc, c'est celui sur lequel nous nous sommes embarques ce matin la.

... et on n'est pas restes embarques longtemps! Faut dire que c'est la premiere fois que je conduit un engin a deux roues depuis bien longtemps. Ca l'air que ca glisse dans la boue, ca. Ah ben, de la boue partout, quelle chance! Genevieve etant rassuree et en pleine confiance de mes capacites (euhhh...), on repart dans la joie et l'allegresse en suivant nos amis qui eux, avaient deja un peu plus d'experience. Destination: une chute d'eau, on ne sait pas laquelle dans une direction a peu pres par la.

Chemin faisant, nous nous arretons a cote d'un camion transportant des fruits pour s'acheter pommes et ramboutants (petit fruit rouge qui ressemble a un litchi, qui goute un peu le litchi, mais qui n'est pas du litchi...) Comme c'etait sa journee de conge et qu'il avait envie de venir avec nous aux chutes, un jeune Cambodgien propose de nous accompagner. Et comment donc! Equipes d'un chauffeur fiable, nous filons enfin a bonne allure vers les chutes Kachang.

Pas mal impressionnantes, ces chutes. Un peu trop meme, c'etait trop temeraire pour s'y baigner. En repartant, notre sens de l'orientation infaillible nous amene... en plein milieu de nulle part! Pourtant, c'etait par ici le chemin vers les autres chutes... Au moins, ca nous a permis de voir les plantations d'hevea et comment le latex est cultive. Tres interessant!

Le lendemain, toujours sans amis supplementaires, donc sans guide pour la jungle et surtout, forts de notre experience en mopette, nous nous lancons avec nos deux accolytes sur la route de Voen Sai (42km). Notre plan etait de s'arreter a quelque part en chemin et de marcher dans la dite jungle. Puisque la personne nous louant les mobilettes nous deconseille de se rendre jusqu'a Voen Sai, nous decidons finalement d'abandonner le premier plan (de toute facon, on l'a jamais trouve, la jungle!) et de faire fi de son avis. Si les Cambodgiens sont capables, nous aussi!

Vous avez lu la description de la route pour le taxi? C'etait 10 fois pire pour ce chemin la! Aucune voiture n'osait s'y aventurer, seulement d'enormes camions tout-terrains... et des motos. La premiere moitie du chemin nous laissait croire que c'etait presque facile. On avait seulement quelques trous immenses a contourner et des passerelles etroites a franchir. C'est lorsque l'essence a commencer a manquer que la route s'est degradee. Plus moyen de contourner, il fallait traverser le lac de boue! Nous voila donc enlevant nos chaussures (qu'on esperait encore garder propres, sots que nous etions) traversant des ornieres plus profondes que larges, dans la boue jusqu'aux genoux!

Une centaine de metres de ce genre de route, ca nous semblait pas si mal. Il faisait beau et l'aventure nous appelait.

Au deuxieme trou de ce genre, c'etait un peu le meme sentiment.

Apres 10 kilometres de ce traitement, ca devenait un peu redondant... Mais on n'avait pas le choix. Il fallait se rendre, on n'avait plus assez d'essence pour revenir.

Voen Sai est un bien charmant petit village, avec une station service (deux barils d'essence!) et un restaurant avec vue sur la riviere. C'est tout. De toute facon, ca nous arrange, on a pas le temps de flanner trop, il faut deja repartir si on ne veut pas conduire la nuit. Au moins, ca ne peut pas etre pire qu'on se dit...

... Sauf, peut-etre si la pluie se met de la partie. Si au moins, c'etait une petite pluie fine... Bah, vive le defi! Allons-y! De toute facon on etait deja sales, couverts de boue. Maintenant, ca ne peut plus etre pire!

... A moins d'etouffer le moteur dans une flaque de boue qui arrive maintenant au dessus des roues! Heureusement, nous sommes encore tous capable de rire de la situation. Nous sommes la, quatre esprits scientifiques, a analyser le probleme... et nos deficiences en mecanique! Dire que le matin meme, nous avions aide des locaux a reparer leur chaine qui s'etait eparpillee sur la route. Apres une heure de recherche poussee (la revire-t-on a l'envers? moi, je devisserait le moteur pour voir...) on songe a passer la nuit dans un abris de fortune. Yeah, on va finalement l'avoir notre nuit dans la jungle!

C'est la qu'intervient un gentil fermier du coin qui, en passant, pointe du doigt la bougie et puis repart, l'air de bien rire de nous. On doute de ses competences, surtout qu'on l'avait deja verifiee, la dite bougie. Il avait raison, le sacripant. Apres un bon nettoyage, ca repart enfin!

Il est toutefois deja tard, la nuit arrive a grand pas et on est encore tres loin d'une bonne biere froide!

Mais ca ne pourrait pas etre pire, n'est-ce pas? Non, si on omet le phare deficient d'une des mobilettes, la route devenue une patinoire de boue et le visage ravi du proprio des vehicules lors de notre arrivee triomphante! Bon, il n'avait pas l'air vraiment heureux... pourtant, on arrive seulement 2 heures en retard et on lui a quand meme donne un peu d'argent pour faire nettoyer les motos! Je comprend pas!

Et voila, fin de l'aventure... Ah non! pas le taxi pour revenir!!!